Kikwit:plusieurs femmes s’insurgent contre les violences basées sur le genre

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Des femmes célèbrent la journée de la femme le 8/03/2017 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Après avoir suivi plusieurs séances de sensibilisation en la matière, plusieurs femmes ou de jeunes filles commencent à prendre conscience. Interrogées tantôt sur la rue, tantôt aux bureaux ou à domicile, elles s’insurgent contre toute violence basée sur le genre (VBG). Certaines suggèrent des pistes de solutions.

C’est le cas avec Mado Moke, enseignante que nous avons rencontré à domicile. Elle dénonce les violences économiques que subit de temps en temps une de ses amies du quartier.

« Depuis plusieurs années, le mari de mon amie Judith empêche la croissance économique de celle-ci. Il ne voulait pas que Judith vende au marché, participe aux activités de ristourne, ou fasse toute autre activité génératrice de revenu. Selon lui, ces activités rendraient son épouse têtue et impolie. J’ai dit non à cette sorte de prison, j’ai ramené l’homme à la conscience. Maintenant ça commence à changer petit à petit », témoigne-t-elle.

Moke suggère que des séances de sensibilisation concernant les violences basées sur le genre se fassent aussi de porte à porte.

Hélène Ntoko, élève en sixième pédagogique dans Une institution de la place, quant à elle, s’insurge contre les violences physiques et verbales : « depuis que j’ai suivi des émissions sur la lutte contre les violences faites aux femmes sur les antennes de la Radio Tomisa, je m’oppose de temps en temps aux violences physiques que papa inflige à maman », dit-elle.

De son côté, maman Scholastique Mambu que nous avons abordé dans son bureau de travail, dans la commune de Kazamba décide de devenir femme candidate à la députation nationale lors des élections de 2023. Elle hausse le ton contre les injustices que plusieurs responsables des partis politiques font pour ne pas aligner certaines femmes sur les listes des candidats à déposer à la centrale électorale.

« Cette fois-ci, je suis déterminée. Je n’accepte plus que les responsables des partis politiques nous piétinent. Les femmes ont aussi le droit de faire la politique, d’être élues », martele-t-elle.

A Kikwit, plusieurs séances de sensibilisation et de conscientisation ont eu lieu dans des médias comme lors des conférences. Les efforts se multiplient à tous les niveaux.

Badylon KAWANDA BAKIMAN ( correspondant à Kikwit)

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