726 violations documentées en RDC : 202 civils, dont 51 femmes et 13 enfants décédés en septembre 2020 dans les zones en conflits (ONU)

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Abdoul Aziz Thioye, Directeur du Bureau Conjoint des Nations-unies aux droits de l'homme en RDC

Le Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) vient de rendre publique les résultats des enquêtes sur les violations des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC). Ces enquêtes donnent les principales tendances de ces violations commises sur l’ensemble du territoire au courant du mois de septembre 2020.

Durant le mois cité, le BCNUDH a documenté 726 violations des droits de l’homme sur tout le territoire de la RDC. Ce chiffre équivaut à une augmentation de près de 9% par rapport au mois d’août, soit 669 violations. Dans l’ensemble, le pays a enregistré une augmentation en rapport avec les violations des droits de l’homme. Des chiffres qui sont en hausse par rapport au mois précédent.

Il ressort que les violations des droits de l’homme dans les zones en conflits ont entrainé la mort d’au moins 202 civils, dont 51 femmes et 13 enfants. Dans ces « zones rouges », les cas sont très flagrants avec un taux de 88% soit 640 violations sur 726 cas pour toute la RDC. A l’instar du mois précédent, les combattants des groupes armés sont les principaux responsables des violations commises dans ces provinces  soit 54%.

La province du Nord-Kivu est de nouveau en tête avec 371 violations, ce qui représente près de la moitié des cas. L’Ituri  vient en deuxième position avec 97 violations, suivi du Sud-Kivu où le bureau onusien pour les droits de l’homme a répertorié 59 violations. Enfin, il y a aussi la province du Tanganyika qui a enregistré 52 violations.

Néanmoins, le BCNUDH relève que les zones non touchées par les conflits ont aussi enregistré des cas de violations. On cite notamment les provinces du Haut-Katanga (45 violations), Sankuru (14 violations), Kinshasa (13 violations), Lualaba (six violations), Lomami et Mongala (trois violations chaque) et Kongo Central (deux violations).

 

Christiane MUNOKI EKAMBO

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