En sit-in devant l’UNHCR Kananga, les retournés d’Angola dispersés à coup de gaz lacrymogène par la police

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Des retournés de l'Angola au cours d'une opération de distribution des vivres par l'UNHCR
En sit-in depuis trois jours devant le bureau du Haut commissariat aux Nation-Unies pour les Réfugiés (UNHCR), les retournés d’Angola  dispersés à coup de gaz lacrymogène par la police nationale congolaise (PNC).

De dizaine de milliers de congolais retournés d’Angola vivant dans leur famille respective à travers la ville de Kananga s’étaient regroupés devant le bureau de l’UNHCR. En septembre 2019, la RDC accueillait près de 300.000 congolais en provenance d’Angola.

Ils réclament  d’être identifié par cette agence Des Nations-Unies en charge des réfugiés  à l’instar de leurs camarades vivant sur le site de Konko. Une occupation qui a semblé non justifié.

Du côté des responsables de l’UNHCR, on signale que ces revendications n’entrent pas dans leur ligne d’action car non planifiées.  Ils ont alors envisagé de la  fermeture de leur agence de Kananga, assiégée par les retournés.

Aux dernières nouvelles, journaldesnations.net apprend que l’autorité provinciale s’est impliquée en évacuation tous les manifestants.

Dispersés par les éléments de la police, des témoins affirment que la plupart de ces retournés ont prit le large en courant à travers les rues de la ville.

Dans cette débandade, les retournés expliquaient leur démarche en dénonçant ce qu’ils qualifient comme une discrimination de la part de l’UNHCR.

Pour eux, le bureau des Nations-Unies pour les réfugiés  la prise en charge d’un groupe installé sur le site du camp Konko est discriminatoire, laissant de coté l’autre groupe disséminé au sein de la population.

Rappelons que les différents groupes de retournés d’Angola arrivés à Kananga ont bénéficié tant de l’assistance humanitaire que gouvernement provincial. Les autres organisations humanitaires présentent de la ville de Kananga apportent également leur soutien nécessaire.

Christiany TSHILANDA.

 

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