Nord-Kivu : des mouvements citoyens réclament le départ de la Monusco à Butembo

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« Plus jamais comme avant, Monusco dégage », « Cessez d’observer à l’Est de la RDC ». Ce sont les quelques messages qu’on pouvait lire sur les calicots des militants de la Lutte pour le Changement-Lucha appuyés par ceux du Mouvement Anti-Gang.

Le chef adjoint Grand Nord de la Monusco encerclé par les manifestants des mouvements citoyens à Butembo

Contre la Monusco

Ils étaient dans la rue ce lundi 5 avril en ville de Butembo (Nord-Kivu) pour décrier la persistance des tueries dans la région de Beni et en Ituri , aussi exiger le départ des casques bleus de la Monusco, en dépit de leurs dispositifs militaires impressionnant, notent les manifestants.

«Nous allons marcher malgré le déploiement des policiers et des militaires», s’est exprimé ainsi une militante au niveau de Kalimbute où ils ont débuté leur procession. Ils ont chuté au quartier général de la Monusco après une escale au centre commercial.

 

Devant le représentant de la force onusienne, le message des militants était clair. « On a déjà déposé beaucoup de mémos à la Monusco pour exiger votre départ. Pourquoi vous restez ici alors que votre mission n’est pas accomplie ? », a lancé un des manifestants.

A l’autre d’ajouter : « On vous a donné justement 10 jours pour que vous puissiez quitter le pays, dans le cas contraire, nous allons multiplier des actions ».

Des associations des opérateurs économiques, des mouvements citoyens et des groupes de pression ont lancé à partir de lundi 5 avril une série d’actions pour déplorer l’activisme des groupes armés, dont les forces démocratiques alliées ADF sur le sol congolais. Parmi les actions, citons : « l’incivisme fiscal, des journées sans activités pendant 10 jours », aussi « un sit-in devant les bases des soldats onusiens pour solliciter le retrait de la Monusco ».

« Mettez-vous à la place de ces citoyens qui sont massacrés pendant que vous dites que vous êtes venus pour les sécuriser. Comprenez l’émotion de la population », martèlent les jeunes activistes.

Devant ses hôtes exaspérés, le chef adjoint de la Monusco Grand Nord a gardé son calme et a d’abord observé une minute de silence en mémoire des victimes des massacres perpétrés à Beni. Monsieur Adouharaman GANDA a promis de canaliser leurs revendications à sa hiérarchie.

Pour cette première journée, les activités socio-économiques sont restées paralysées à Butembo. Boutiques, galeries, pharmacies, stations de service, écoles, universités n’ont pas ouvert malgré l’appel « au calme » de l’autorité urbaine, la veille.

Djiress BALOKI ( correspondant au Nord-Kivu)

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