Procès du double meurtre des 2 Experts de l’ONU: à l’instar des autres avocats, Me Serge Biseka met le ministère public au défi de démontrer l’implication de ses clients

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Photo du Général Cyprien Muwawu ministère public au procès du meurtre des 2 Experts de l'ONU. (Photo Christophe Mabanga Mutikas, JDN)

A l’audience de ce mardi 27 Avril 2021, tous les prévenus étant assistés, la cour soumet la vidéo de mise à mort des experts des Nations-unies à un profond débat. Prenant parole en premier lieu, Me Antoine Buandeko conseil du prévenu Jean Bosco Mukanda désavoue l’implication de son client dans cette trajedie. Il met le ministère public au défi afin qu’il prouve à travers les images comment Mukanda a participé à ce meurtre.

Le prévenu Jean Bosco Mukanda à l’audience du procès de meutre de 2 experts onusiens

 

En réaction, le Général Cyprien Muwawu Sanzu, précise que la vidéo n’étant pas l’unique pièce à conviction versée au dossier, certaines déclarations des prévenus comme Mulopo Jaïra faites dans la cour royale de Tshidima Bulabula et l’affirmation de l’infirmier Tshibuabua Tshibere.

Une vue des prévenus au procès du meurtre de deux experts de l’ONU à la cour militaire de l’ex Kasaï Occidental

Et dans le camp des prévenus, Mukanda Jean Bosco réplique, cet ancien témoin vedette dans ce procès s’agite suite aux différentes déclarations de Ilunga Lumu Evariste en fuite et Mulopo Jaïra autrefois faites devant le tribunal militaire de Garnison. Il parle d’un règlement de compte suite à sa collaboration avec la justice en vue de leur arrestation.

Défendre à tout prix

Me Serge Biseka qui assiste Raphaël Kapuku Kamuzadi, Mbayi Daniel, Tshikangu Amoxy et Tshibuabua Jean, veut savoir si le ministère public peut démontrer l’implication de ses clients au meurtre des experts onusiens.

Mais l’organe poursuivant revient sur sa précision selon laquelle tous les prévenus aux arrêts n’avaient pas été au lieu du crime. Et c’est alors que Me Crispin Tshipamba reviendra sur quelques propos entendus lors de la projection de la vidéo, ce conseil de Ngalamulume Dialusombi crée une nuance entre les déclarations autrefois faites à l’audience du 10 décembre 2020.

Pour rappel ce prévenu avait affirmé qu’après son enrolement forcé dans la milice à Bunkonde, il avait rapporté à sa hiérarchie que les armes ne crepitaient pas, et voilà que les mêmes propos ont été repris sous forme interrogatoire sur la scène d’exécution.

Enfin, le prévenu N’galamulume est mis en confusion par Me Berthe Bitota qui cherche à savoir de ce prévenu une précision sur son rôle dans la milice et à qui revenait la responsabilité du tshiota(foyer initiatique des miliciens) du village Moyo Musuila à Bunkonde.

Il appartiendra à la cour de trancher. Toutefois, le président de séant focalise le débat sur la vidéo afin de connaître le donneur d’ordre
Me Bitota se rallie à la réponse du prévenu N’galamulume Dialusombi, selon ce prévenu, lorsqu’ils retournaient des affrontements, toute l’équipe faisait rapport à Vincent Manga et Jean Bosco Mukanda. La prochaine audience est fixée au jeudi 29 avril 2021.

Par Christophe Mabanga Mutikas (depuis Kananga)

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