Sud-Kivu : 128 morts depuis février 2019 dues aux violences récurrentes à Fizi, Mwenga, et Uvira, la Monusco s’inquiète

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Leila Zerrougui, Cheffe de la mission onusienne en RDC.

Selon une note d’information publiée ce lundi 10 août par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), la situation sécuritaire dans les territoires de Fizi, Mwenga, et Uvira dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la RDCongo demeure préoccupante. Ces contrées ont enregistré environ 128 morts depuis février 2019.

Escalade des violences

Les violents affrontements entre groupes armés et les FARDC, ainsi que les attaques contre des civils dans la région des Hauts Plateaux du Sud Kivu, y compris contre des villages et camps de déplacés, ont fait au moins 128 morts entre février 2019 et juin 2020, dont 21 femmes et sept enfants.

En outre, 42 femmes et cinq enfants ont été violés, plus de 95 villages, des écoles et des centres de santé ont été incendiés et plus de 110 000 personnes déplacées par ces violences.

Depuis février 2019, la situation ne fait que s’envenimer. A la base, les incursions des groupes armés, diffusion des messages haineux au sein des différentes communautés vivant en RDC ou à l’étranger à travers les discours publics, les médias et les réseaux sociaux.

Au mois de juillet 2020, la situation ne s’est guère améliorée. Le cycle d’attaques et de représailles se poursuit, au moins 32 autres civils ont été tués dans la zone, dont 15 dans une attaque contre Kipupu et quatre autres villages dans le territoire de Mwenga le 16 juillet, tel que documenté par une mission effectuée sur place avec le soutien de la MONUSCO.

Solutions intercommunautaires pour la paix

La Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) préconise une solution concertée entre les membres des communautés.

L’Onu estime que tous les habitants des Hauts Plateaux doivent s’engager résolument dans la recherche de solutions pacifiques durables qui profitent à toutes les communautés, dans le respect des droits de chacun.

« La violence n’est ni une option viable, ni encore moins une solution pour résoudre les griefs qui peuvent exister entre les communautés», a déclaré Leila Zerrougui, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies et Cheffe de la Monusco.

 Leila Zerrougui condamne également les discours de haine et les appels à la violence lancés depuis la RDC comme depuis l’étranger, qui sont inacceptables et exposent leurs auteurs à des poursuites.

Ces graves violations du droit international humanitaire empêchent des milliers de personnes de recevoir une aide vitale alors qu’elles ne peuvent plus accéder à leurs champs et que leurs réserves alimentaires ont été pillées ou détruites.

La mission onusienne réitère sa détermination à travailler avec les FARDC pour la protection des civils et la sécurisation des zones affectées par la violence.

La Mission est déterminée à soutenir les initiatives de dialogue intercommunautaire engagées par les autorités nationales et nationales pour garantir la paix et la sécurité dans la province.

Christiane MUNOKI EKAMBO

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