Sud-Kivu : JED condamne l’agression des journalistes pendant la couverture d’une manifestation des étudiants à Bukavu

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L’organisation Journaliste en Danger (JED) condamne dans un communiqué mercredi 13 janvier des agressions commises à l’égard des journalistes dans la ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.

Il s’agit des hommes des médias qui couvraient une manifestation des étudiants des diverses institutions universitaires le mardi dernier. Ils ont été agressés par un groupe de policiers, explique JED.

La marche des étudiants avait pour objectif : « réclamer la reprise des cours ». Les cours sont suspendus par les autorités du pays, depuis décembre 2020 en raison de la riposte contre la 2ème vague de la pandémie de coronavirus.

Les victimes de la répression policière sont notamment : « Jérémie Matabaro (Journaliste Radio Canal futur), Prince Cikala (Cameraman Focus Congo), Bertin Buloza (journaliste laprunelle.rdc.info), Emmanuel Dewar Chuma (journaliste Radio Ngoma ya mataifa) et Claude Musengero (Journaliste kivu avenir)».

« Outre l’agression physique, des policiers ont aussi confisqués des matériels de travail de ces professionnels des médias », déplore Journaliste en Danger dans ce document.

Après avoir subi des tortures, Jérémie Matabaro fait savoir JED, « a été conduit dans un centre hospitalier de la place où il est présentement admis pour des soins appropriés ».

Pour sa part, Prince Cikala a reçu des coups de matraque au niveau de la tête et au ventre, dénonce notre source, qui ajoute, je cite : « Ses équipements de travail ont été momentanément confisqués. Il en est de même pour Claude Musengero et Emmanuel Dewar Chuma », fin de citation.

Bertin Bulonza, une autre victime a été appréhendé, à quelques mètres du lieu des échauffourées, par une frange de policiers. « Ils ont effacé toutes les images et sons de la manifestation des étudiants, d’après JED.

Pour JED, il est déplorable que les professionnels des médias soient contraints de travailler dans la crainte d’être agressé lors de la couverture des manifestations publiques.

Ainsi, cette structure de défense des droits des journalistes demande aux responsables de la police de Bukavu de condamner publiquement ces actes de violence contre les journalistes et de tout mettre en œuvre pour que cela ne se reproduise plus.

Djiress BALOKI (correspondant au Nord-Kivu)

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