Procès du double meurtre de Zaïda Catalan et Michael Sharp, le prévenu Vincent Manga mis en confusion avec sa propre photo.

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Après le débat sur la vidéo de l’exécution des experts de l’ONU, Vincent Manga l’un des prévenus vedettes dans ce crime est confronté par le ministère public à une photo sur laquelle il est habillé en tenue de chef milicien, au milieu de ses co-prévenus, agent de police Tshibambe et Michael en fuite. Mais Manga Kabasele qui néanmoins reconnaît sa présence sur cette photo, nie son activisme dans la milice Kamuina Nsapu.

Prévenu Vincent Manga Kabasele lors de sa confrontation avec Tshidima Bulabula. 

Il avoue que les insignes du pouvoir portées avec quelques effets des miliciens sont l’héritage de son défunt frère tué dans la contrée. Toutefois, la présence du policier Tshibambe sur cette carte se justifie par le fait que c’est le chef Ngoyi Donat qui aurait recommandé cet agent de la police afin de se faire une photo avec lui (Manga Vincent) et qui serait comme laisser-passer à toutes les barrières érigées par la milice.

Le Président de la cour militaire exhibant une carte photo à Manga Vincent.

Manga en chef milicien

Le ministère public confirme que Manga Kabasele était l’un des plus grands chefs miliciens vu son accoutrement sur la photo bien que ce prévenu n’apparaît pas dans la vidéo.

Quelques experts des Nations Unies qui suivent régulièrement ce procès.

Me Berthe Bitota rejete l’aspect selon lequel Manga Vincent dirigeait la milice de Moyo Musuila, mais l’organe poursuivant confirme sa thèse sur l’autorité que détenait ce prévenu en référence aux propos soutenus par Constantin Tshidima Bulabula chef du village Moyo Musuila.

Un autre prévenu qui attire l’attention de la cour militaire est N’galamulume Dialusombi dont l’arme utilisée pour exécuter les experts a été saisie.

Le ministère public représenté par le Général de brigade Cyprien Muwau verse quelques cartes photos dans le dossier, il affirme que ce prévenu (N’galamulume Dialusombi) qui a été sur le lieu du crime le 12 Mars 2017 a une version à ajouter sur ses anciennes déclarations. Tout en comparant le visage de ce prévenu à la personne sur la photo extraite de la vidéo d’exécution, le Général Cyprien Muwawu prouve qu’il s’agit bel et bien de son accusé.

Malgré le rejet par Me Crispin Tshipamba conseil de N’galamulume Dialusombi de ces allégations du ministère public, la cour militaire se dit suffisamment éclairée à ce débat contradictoire et promet aux parties de se préparer pour le réquisitoire du ministère public et la plaidoirie des conseils.

Christophe Mabanga Mutikas (depuis Kananga)

 

 

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