Liberté de la presse: la RDC a gagné 5 places mais les exactions contre les journalistes encore en hausse (JED)

0
73
Tshivis Tshivuadi, Secrétaire général de JED

L’organisation de défense des droits des journalistes dénommée « Journaliste en danger » ( JED) a présenté le bilan de la situation des journalistes en RDC. C’était lors de la cérémonie officielle de la célébration de la journée internationale de la presse, ce lundi 03 mai à l’hôtel Béatrice à Kinshasa.

Bien que la République Démocratique du Congo (RDC) sous le règne de Félix Tshisekedi ait gagné 5 places dans le classement mondial en passant de la 154 ème place à 149 ème, le niveau d’exactions que subissent les journalistes dans l’exercice de leur métier demeure extrêmement élevé.

Selon JED, pendant le régime de l’ancien Président, Joseph Kabila, la banalisation des violences à l’égard des professionnels des médias s’est développée en totale impunité, les commanditaires des assassinats de plus de 10 Journalistes n’ont jamais été traduit en justice.

En croire JED, bien que le pays ait connu un léger rupture à l’arrivée de Félix Tshisekedi en janvier 2019, les atteintes à la liberté de la presse se maintiennent toujours à un niveau élevé.

« Journaliste en danger » déplore les arrestations, agressions, menaces, exécutions et Médias suspendus, qui sont devenus le lot quotidien de la presse congolaise.

JED fait état de 47 cas d’attaques et de violences directes ou indirectes contre la liberté de la presse depuis novembre 2020, ces 47 cas , indique le Secrétaire général de JED, Tshivis Tshivuadi, sont venus s’ajouter aux 121 cas enregistrés en 2019. Depuis le début de l’année 2021, plusieurs journalistes ont été arrêtés ou détenus pendant de longues périodes sur ordre des autorités politico- administratives ou de services de sécurité comme la police (Pnc) et l’agence Nationale des renseignements ( ANR). Des nombreux Reporters ont été arrêtés, les autres contraint de se cacher à cause des groupes armés qui sévissent à l’Est du pays.

Tshivis répertorie quelques faits illustratifs. Il cite le cas d’un journaliste du Nord-Kivu qui a été enlevé pendant plus d’un an dont les ravisseurs ont fait savoir à sa famille qu’il a été exécuté. Il dénonce également le cas de Journalistes de Kinshasa qui font face aux menaces et campagne de dénigrement de la part des militants politiques.

Et de poursuivre : « le cas le plus récent est celui d’un journaliste qui a passé plus 2 jours dans le cachot de la police militaire pour tentative de soulèvement de l’armée ».

JED a, par ailleurs salué la nomination de Patrick Muyaya qui est d’abord journaliste puis député National à la tête du Ministère de la communication et Médias. Il lui a demandé de s’engager à défendre la cause du journaliste congolais.

FRANCIS OTSHUDI

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here