Lutte contre la corruption :ODP plaide pour la restauration de  la cour des comptes

0
85

 

 

L’observatoire de la dépense publique (ODP) appelle le président de la République,  Félix Tshisekedi à démarrer le processus de restauration de la cour des comptes.

 

Les dirigeants de l’ODP pensent que la relance de la cour des comptes peut être un réel déclencheur d’une véritable lutte contre la corruption.

 

Les  récentes nominations opérées par le chef de l’Etat au sein de l’Inspection  Générale des Finances (IGF) tombent à point nommé, pense-t-on, au niveau de la population. Il est temps de rendre actif la cour des comptes, souligne l’Observatoire de la dépense publique.

 

Cette mise en place a porté sur la nomination, de l’inspecteur général, le chef de l’inspection général des finances, l’exécutif de la cellule Nationale de renseignement financier (CENAREF) et l’équipe de prévention et de lutte contre la corruption (APLC).

 

Mission de contrôle

 

L’observatoire de la dépense publique invite pour l’instant, Félix Tshisekedi à mettre en œuvre la loi organique portant organisation et fonctionnement de la cour des comptes qui, est un organe spécialisé en matière des finances publiques.

 

L’ODP fait remarquer que depuis son accession à l’indépendance, la République démocratique du Congo, n’a pas encore été doté d’une cour des comptes complètement installée et stable.

 

 » L’organisation d’une première cour des comptes après l’indépendance remonte à 1963, une cour qui était régie par la loi du 16 avril 1963″,  rappelle l’ODP

 

Aussi, l’observatoire de la dépense publique relève que bien qu’innovant, l’actuelle loi qui régit la cour des comptes (loi organique n° 18/ 024 du 13 novembre 2018, portant composition, organisation et fonctionnement de la cour des comptes) n’a jamais été appliquée.

 

Conformément à l’article 180 de la constitution, la cour des comptes a pour rôle de contrôler la gestion des finances de l’état, des biens publics ainsi que les comptes des provinces, des entités Territoriales décentralisées ainsi que des organismes publics.

 

Elle vérifie à posteriori, sur pièce et ou en cas de besoin, la régularité des opérations exécutées aussi bien par l’ordonnateur que par le comptable public, en matière de recettes, de dépenses et de trésorerie retracée dans la comptabilité du pouvoir central.

 

Foudre OTSHUDI

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici