Nord-Kivu: la société civile invite le gouvernement à sécuriser les agents humanitaires

0
34
Edgar Mateso, 1ier vice-président de la coordination provinciale de la Société civile du Nord-Kivu.

La coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu se dit préoccupée par la persistance de l’insécurité dans la ville et le territoire de Beni, qui a toutefois occasionné l’évacuation du staff de 16 agents de l’Organisation Mondiale de la Santé -OMS-, qui coordonne la lutte contre l épidémie d’Ebola déclarée depuis le mois d’août dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, en RD Congo. Cela après qu’un obus d’origine inconnu a touché leur appartement le vendredi 16 novembre en ville de Beni.

« C’est une situation qui nous inquiète, le mieux que l’on pourrait faire c’est de les sécuriser, tout en les maintenant dans la Région parce que ces agents de l’OMS et des autres organisations sont venus pour contribuer à l’éradication de l’épidémie d’Ebola mais quand on doit les amener et peu plus loin de la Région à difficulté, les gens commencent à avoir peur alors que la population a encore besoin d’eux » a indiqué ce lundi 19 novembre à Journal des Nations, Edgar MATESO, vice-président de la société civile du Nord-Kivu.

D’après lui, les autorités gouvernementales devraient faire de la situation de Beni leur priorité, en y rétablissant la paix dans le double objectifs de faciliter le travail aux équipes engagées dans la lutte contre la maladie à virus Ebola, pour que la dixième épidémie au pays qui a déjà fait plusieurs victimes – 167 décès, soit maitrisée à l’Est de la RD Congo et que la population participe allégrement aux élections prochaines au pays.

« Il est du devoir du gouvernement congolais à sécuriser la région de Beni car ’il n’y a pas que l’épidémie d’Ebola mais aussi il y a les élections qui pointent à l’horizon. La population voudrait voter dans la quiétude. Si jamais il y a de l’insécurité dans la Région et qu’on ne parvient pas à voter dans une telle circonscription comme Beni ville et territoire, imaginez ce qui pourrait être les conséquences. Ce qui est urgent pour le gouvernement c’est de remettre la paix dans les zones insécurisées et de permettre à toutes les équipes à travailler et surtout à la population de vaquer calmement et librement à leurs occupations sans être inquiétée » a-t-il souhaité.

Ajoutons que les activités de terrain de la riposte ont pu reprendre en ville de Beni dimanche après une suspension momentanée, suite aux attaques d’une base de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation -MONUSCO- vendredi 16 novembre par un groupe armé dans le quartier Boikene, en municipalité de Ruwenzori.

Djiress BALOKI(Grand Nord)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici