Nord-Kivu : « Nous sommes avec Beni, nous ne voyons que Beni, nous devons pacifier Beni » (Général Aba Van Ang)

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Provincial de la police Nationale

Le commissaire provincial de la Police Nationale au Nord-Kivu est arrivé ce vendredi 30 avril dans la ville de Beni. Le Général Aba Van Ang séjourne dans le Grand Kivu dans un contexte tendu caractérisé par des manifestations populaires contre l’insécurité et les casques bleus de la Monusco accusés d’inaction face aux violences des rebelles.

Le commissaire provincial de la Police Nationale au Nord-Kivu, le Général Aba Van Ang

« J’étais venu à Beni puisque on m’avait dit les enfants ont investi l’hôtel de ville. Je devais venir pour voir cette situation et comment conscientiser les uns et les autres pour qu’on revienne à la situation normale », a-t-il dit devant la presse locale après un entretien avec l’autorité urbaine.
Il a ajouté : » Vous voyez que Beni a connu beaucoup trop de problèmes, trop de morts,trop d’histoires et que Beni continue à s’enfoncer ».

Depuis le jeudi 23 avril, des élèves et des écoliers ont envahi la cour de la Mairie de Beni. Pour d’une part, « exiger l’arrivée du chef de l’État dans la région de Beni », et  » contre l’insécurité », de l’autre. Pour le Général Aba Van Ang, ces genres d’agissements doivent cesser en faveur de la paix.

« Donc les parents doivent éviter de jouer le jeu de ceux-là qui nous combattent, puisque aujourd’hui nous avons compris, que ceux qui nous combattent veulent maintenant nous créer encore un front en interne. Voilà, je dis aux parents d’être très intelligents, d’être surtout toujours sages », a lancé le responsable de la police en province.

Par ailleurs, il a rassuré que la République reste préoccupée par la persistance des atrocités à l’Est du pays. Il appelle toute la population à soutenir les efforts de l’armée et de la police.

« Nous sommes avec Beni, nous ne voyons que Beni, nous devons pacifier Beni. L’État a beaucoup dépensé pour Beni, ce que les parents ne comprennent pas. Donc les parents doivent être intelligents pour comprendre comment aider l’État, aider nos compatriotes qui se battent pour qu’il y ait la paix ici et là, que la paix revienne convenablement ».

Vendredi 30 avril, des forces de l’ordre et de sécurité ont enfin dispersé violemment par des coups de balles et des bombes à gaz lacrymogènes les écoliers et élèves en sit-in à l’hôtel de Ville depuis plus d’une semaine. Lors de la répression policière et militaires, des sources concordantes parlent des blessés dans le rang des apprenants parmi lesquels des mineurs aux côtés des autres interpellés.

Djiress BALOKI ( correspondant au Nord-Kivu)

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