Nord-Kivu : plus de 300 cas des violations des droits de l’homme à Walikale entre juillet et décembre

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Le monde entier célèbre chaque le 10 décembre, la journée dédiée aux droits de l’homme. Dans le territoire de walikale (Nord-Kivu), l’organisation de défense des droits de l’homme dénommée « Bureau d’Etudes et d’Appui au Développement du Territoire de Walikale » BEDEWA en sigle déplore ce qu’il qualifie des violations permanentes des droits de l’homme.

Une situation imputée aux groupes armés comme les Nduma Defence of Congo (NDC), une milice très active dans cette partie de la RDC, mais aussi à certains éléments incontrôlés des forces armées de la RDC impliqués dans les opérations militaires dans la zone.

Dans un message partagé sur les réseaux sociaux ce jeudi, le coordonnateur de cette organisation, Obedi Kamala révèle que plus de 300 cas de violations des droits humains ont été répertoriés entre le 14 juillet et le 10 décembre 2020 dans plusieurs villages de territoire de Walikale.

Ce, depuis la scission du groupe armé NDC-R dont une faction est dirigée par Guidon Shimirayi et une autre par Monsieur Bwira.

« Au total, 321 cas de violations des droits humains ont été identifiés et documentés…dans la région de Pinga, Mutongo Misau, Limangi, Kibua Luvungi, Matungu, Irameso, Titi, Kokwe et Mpofi en groupement Ihana et Utunda, Oninga et ses environs en groupement Usala, dans la mine d’étain de Bisie, le site minier de Moba, Maroc, Angwetu et Sous-Sol en groupement Wassa, la zone de Kimua, Ntoto et Buoye », fait savoir Obedi KAMALA.

Les différents cas des violations des droits humains sont notamment : « l’atteinte au droit à la vie humaine, la restriction à la liberté de circulation, d’expression et de réunion à Walikale centre, Njingala, Bisie et des tracasseries routières ».

D’autres violations comme la torture, les arrestations arbitraires sont vécues dans « des cachots et amigos de Makana, Njingala, Mubi, Luvungi, Kibua, Ntoto, Mianga, Hombo, Musenge, Itebero, à Walikale centre », indique la même source.

Dans la série de recommandations, le BEDEWA recommande au gouvernement congolais avec ses partenaires humanitaires : « de renforcer le mécanisme de la mise en œuvre des dispositions légales internationales relatives au respect et à la protection des droits humains, telles que contenues dans la Déclaration universelle des droits humains.

Aussi, cette ONGDH plaide pour des sanctions à l’égard des autorités congolaises citées dans des cas de violations des droits de l’homme dans le Walikale en vue de décourager les auteurs.

Djiress BALOKI ( correspondant au Nord-Kivu)

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