Près de 122 ONGDH contre la levée des sanctions de l’UE des certaines personnalités congolaises

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Cour suprême de justice à Kinshasa, 2006.

Dans un point de presse animé mercredi 14 octobre 2020 par les ONGDH  Les amis de Nelson Mandela pour les droits de l’homme(ANMDH) et la Voix des Sans Voix (VSV), 122 organisation de défense des droits humains ont encouragé l’Union Européenne à maintenir les sanctions ciblées contre certaines personnalités congolaises.

Le point de presse s’est tenu au Cepas, dans la commune de la Gombe. Les ONg des droits humains estiment que ces sanctions donnent un espoir de justice aux victimes de la répression politique en République Démocratique du Congo.

Selon Rostin Mankenta, Directeur Exécutif de la VSV, les victimes dont ils sont les porte-parole n’ont pas oublié les nombreux abus graves qu’elles ont subis pendant les années de répression politique, dans lesquels ces hauts responsables étaient impliqués et pour lesquels elles attendent encore une justice qui tarde à venir.

Il a fait remarquer qu’à ce jour, aucun des individus sanctionnés n’a fait l’objet d’une enquête judiciaire pour être entendu sur les faits qui leur sont imputés. Bien que la majorité de ces hauts responsables ciblés nont plus de fonctions officielles, certains d’entre eux continuent à occuper des postes de responsabilité.  Certains d’entre eux sont nommés et même promus pour à de nouvelles fonctions dans l’armée et dans l’administration au courant de cette année 2020.

Il s’agit spécialement du Général John Numbi, qui a été relevé de ses fonctions mais demeure libre alors qu’impliqué dans plusieurs violations graves des droits de l’homme ainsi que le Général Gabriel Amisi, promu à d’autres fonctions. Cette situation fait naître un doute dans le cœur des victimes de voir un jour leurs bourreaux répondre de leurs actes et fait dissiper l’espoir d’une justice juste en leur faveur.

Ces sanctions contribuent aussi à empêcher les personnalités ciblées de commettre de nouveaux abus et pour certains de s’effacer de la scène politique.

Les responsables de ces ONg estiment que le besoin d’une vraie justice vient d’être exprimé à nouveau par des milliers de Congolais en marge de la célébration, le 1er octobre, des dix ans du Rapport Mapping, document des Nations-Unies qui décrit les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire commises en RD Congo entre mars 1993 et juin 2003.

Ces violations peuvent être qualifiés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre et lever les sanctions ne serait-ce pour un seul de ces officiels, sans qu’ils n’aient répondu des allégations des crimes graves devant les juridictions compétentes serait un affront aux victimes.

 

Christiany TSHILANDA

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