RDC-Kikwit : les enseignants de l’EPST boycottent la reprise des cours

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Les Enseignants lors de l'assemblée générale extraordinaire

Les enseignants de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) de la ville de Kikwit, province du Kwilu, viennent de boycotter la reprise des cours prévue pour le 10 août 2020 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.

Cette décision a été prise lors de ‘’l’Assemblée générale extraordinaire de vérité’’ qui s’est tenue mardi 04 août 2020 à l’Ecole primaire Sadisana dans la commune de Lukolela.

Ces assises, convoquées par la ‘’Synergie syndicale’’ de la division provinciale de l’EPST Kwilu 2, ont été une occasion pour que ces professionnels de la craie évaluent l’état d’avancement de leurs revendications qui sont dans un ‘’Cahier de charge’’ déposé auprès du gouvernement de la République depuis 2019.

« Depuis que nos revendications ont été déposées auprès des autorités compétentes, aucune solution n’a trouvé satisfaction »,a déclaré Jean-Paulin Pengi, président de la Synergie syndicale de l’EPST Kwilu 2 .

Les revendications des enseignants portent essentiellement les questions suivantes: frais de logement , frais de transport,   le payement des deuxièmes et troisième palier contenu dans l’accord signé entre le gouvernement congolaiset les syndicalistes depuis 2019 ainsi que l’uniformisation des salaires sur toute l’étendue du pays. Ils ont également souligné la nécessité de désinfection   des bâtiments pour lutter contre le coronavirus.

Pengi a également fait savoir que ces enseignants réclament aussi la réhabilitation  immédiate de Jacques Kitwaku, directeur de l’Ecole primaire Luzingu suspendu préventivement depuis le 29 juin dernier par le sous-proved Kikwit 1.

Selon le Procès-verbal d’ouverture d’action disciplinaire nous parvenu, il est reproché à Jacques Kitwako d’avoir traité le Directeur provincial de l’EPST Kwilu 2 de Saboteur, et d’avoir grondé le Chef du personnel de la direction provinciale. Le même document invite le concerné à présenter ses justifications écrites dans un délai de 20 jours.

Lors de ces assises, les enseignants se sont également insurgés contre le calendrier scolaire réaménagé qui, selon eux,  n’a pas connu la participation des syndicalistes de l’EPST. Ils affirment que ce calendrier n’est pas bon.

Badylon KAWANDA BAKIMAN

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