Nord-Kivu: la Lucha réclame Camp Kokolo à Beni

Facebook Twitter Google+ Linkedin Mail

«Tozokufa Camp Kokolo Eza wapi?», pour dire « on nous tue, où serait le camp Kokolo?». Ce message est parmi tant d’autres lus sur des calicots des militants et militantes de la Lutte pour le Changement-Lucha section de Beni-ville.

C’était pendant leur marche pacifique ce lundi 12 août dans les rues de Beni pour «décrier la persistance des massacres et enlèvements des civils dans cette zone depuis plusieurs décennies ».

Ils ont débuté leur manifestation « non encadrée par les éléments de l’ordre», au niveau du stade Kalinda pour chuter au Rond-Point Nyamwisi sur l’alerte principale de la ville, où les manifestants ont d’ailleurs exposé certaines photos des victimes des tueries.

Recommandations

Dans la série des revendications, les militants de la Lucha appellent à les habitants de cette partie du pays, où sévit aussi la maladie à virus Ebola, à l’incivisme fiscal.

«Le premier appel c’est la suspension immédiate du payement des taxes et des impôts en ville de Beni et territoire jusqu’à ce que la paix y soit rétablie. Nous appelons les commerçants à adhérer à cet appel », a dit à Journal des Nations, Stewart Kalyamughuma joint en pleine procession.

En outre, les manifestants estimés à une trentaine sollicitent le remplacement du commandant des opérations Sokola 1, sous le Général Mbangu Mashita Marcel, engagé dans la traque des rebelles ADF.

«Ça fait beaucoup d’années, presque 4 ans qu’il est là, mais les tueries continuent. Et le Général n’a pas pu mettre en place une stratégie qui répond à cette méthode asymétrique des ADF, il a échoué », estiment les militants de la lucha, qui plaident pour le déplacement de l’État Major des Forces Armées de la RD-Congo à Beni, comme «promis par le chef de l’État, Félix Tshisekedi lors de son passage à Beni », rappellent-ils.

Par la même occasion, ces jeunes n’écartent pas l’option de l’autodéfense pour mettre fin à des vagues des tueries sur l’ensemble de Beni. C’est pourquoi, ils sollicitent auprès du gouvernement congolais et des autorités militaires, une formation militaire accélérée de 21 jours.

«Nous appelons le gouvernement et les autorités militaires de former les jeunes de Beni et de nous doter en armes dans un délai court, pour que les jeunes combattent eux-mêmes pour leur vie et leur territoire », font-ils fait savoir, tout en notant « nous constatons que les autorités nous ont délaissées et si nous continuons dans cet état des choses, nous allons tous disparaître ».

Ces dernières semaines, les rebelles présumés des forces démocratiques alliées-ADF ont intensifié leurs attaques dans plusieurs localités du territoire de Beni. La dernière à date est celle enregistrée en localité de Mbau au cours de laquelle, 6 civils ont trouvé la mort et plusieurs autres portés disparus.

Djiress BALOKI depuis Beni

Facebook Twitter Google+ Linkedin Mail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

filer vers le haut
Discuter avec la redaction
Send via WhatsApp