Beni : les prestataires de santé d’Oicha prolongent leur grève

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Dans la zone de santé d’Oicha, les professionnels de santé ne décolèrent pas. Face à l’insécurité persistante, ils décident de prolonger leur mouvement de grève sèche jusqu’au vendredi 9 octobre.

C’est une décision prise encore une fois à l’issue de leur assemblée extraordinaire. Ils se sont reunies ce mercredi 7 octobre dans la commune rurale d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni (Nord-Kivu), à l’est de la RDC.

Les prestataires des soins s’insurgent depuis la semaine passée contre la persistance des massacres des civils dans l’espace Beni. Cette situation impacte négativement sur leur service.

D’après le porte-parole de l’intersyndical des soignants d’Oicha, le climat sécuritaire n’est pas encore rassurant pour qu’ils reprennent le travail.

« Il y a eu des morts à Mamove deux jours successifs, cela prouve que nous n’avons pas de sécurité ici chez-nous »,a dit à la presse locale, le Docteur Didier Nzemeko.

 » Sur ce, l’assemblée décide que la grève continue « , a-t-il martelé.

Arrivée de Tshisekedi souhaité à Beni

Le président de la république est arrivée à Goma lundi 5 octobre. Une visite qui réconforte la population meurtrie de l’est du pays. Une visite qui suscite espoir quant à la neutralisation des forces négatives.

Dans la série des recommandations, ces prestataires de santé exigent l’arrivée du chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi à Oicha pour qu’il s’imprègne de la situation sécuritaire sur l’ensemble de Beni.

« Comme le Président est dans le Nord-Kivu, nous pensons que Oicha n’est pas si loin de Goma pour qu’il vienne s’imprègner de la réalité sur le terrain. Nous pensons avec son arrivée ici, ça va nous aider à pacifier la région et que la communauté trouve sa quiétude », a-t-il déclaré.

Depuis 2014, des villages et des agglomérations du territoire de Beni voire la ville de Beni sont secoués par des tueries, enlèvements des civils et des pillages.

Depuis lors, l’armée congolaise, la société civile et des organisations nationales et internationales de défense des droits humains les imputent aux assaillants de la rébellion ougandaise des forces démocratiques alliées (ADF).

Djiress BALOKI ( correspondant région Grands Lacs).

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