Le ministre de l’Industrie, du Développement des PME et PMI, Louis Watum Kabamba, a procédé, ce mercredi 9 juillet 2025, au lancement officiel de l’Enquête industrielle nationale (EIN), lors d’une cérémonie tenue à l’hôtel Béatrice, dans la commune de la Gombe.

Initiée par le Bureau national d’études et de planification industrielle (BNEPI), cette enquête s’étendra sur l’ensemble du territoire national. Elle vise à dresser un état des lieux précis et actualisé du secteur industriel en République Démocratique du Congo.

Dans son allocution d’ouverture, le directeur général a.i du BNEPI, Innocent Mbungaya, a expliqué : « Il s’agit de procéder à la collecte de données statistiques et d’informations auprès des entreprises et structures, tant publiques que privées. »

Il a été précisé que seules les entreprises de transformation industrielle formelles disposant d’un RCCM, d’un numéro d’impôt et de tous les documents légaux sont concernées.

Des objectifs clairs pour une stratégie industrielle solide
Selon le DG a.i du BNEPI, l’enquête industrielle nationale (EIN) 2025 vise plusieurs objectifs spécifiques, notamment : le suivi-évaluation du secteur industriel ; l’actualisation du répertoire général des entreprises industrielles de la RDC ; la mise à jour de la base de données sectorielles ; la réalisation d’études thématiques et sectorielles et l’élaboration de la deuxième édition du rapport sur la Conjoncture industrielle de la RDC.
Prenant la parole à son tour, le ministre Louis Watum a insisté sur l’urgence de l’industrialisation du pays : « Nous devons passer de 525 industries à 2 000 », a-t-il martelé, saluant les efforts du président Félix Tshisekedi pour faire de la RDC un véritable pôle économique au cœur de l’Afrique.
Il a également remercié la Première ministre pour son implication dans la mise en œuvre des politiques et stratégies industrielles, tout en félicitant le BNEPI pour cette initiative jugée capitale : « Je voudrais, de manière particulière, féliciter l’initiateur de ces assises, le BNEPI, qui mérite nos encouragements. Cet événement marque une étape cruciale dans notre démarche de développement industriel et d’accompagnement des petites, moyennes et grandes entreprises vers le progrès et l’épanouissement. »
Des données fiables pour des politiques efficaces
Le ministre a souligné la nécessité de disposer de données sectorielles fiables et actualisées, indispensables pour évaluer les politiques publiques, mesurer leur impact et définir de nouvelles stratégies industrielles :
« Ces données, constituées essentiellement de statistiques et d’informations techniques, sont d’une utilité capitale. Leur exploitation est essentielle à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des politiques industrielles. »
Il a lancé un appel solennel aux opérateurs économiques, structures publiques, organisations patronales et entreprises privées, les invitant à réserver un accueil favorable aux agents du BNEPI chargés de l’enquête, et à répondre promptement aux questionnaires : « J’exhorte particulièrement la Fédération des entreprises du Congo (FEC) à relayer ce message à tous ses membres, tant au niveau national que provincial, afin d’assurer le succès de cette enquête. »
Vers une mise à niveau industrielle
Louis Watum Kabamba a annoncé que les entreprises industrielles seront prochainement soumises à un pré-diagnostic suivi d’un diagnostic complet, dans le cadre du Programme national de mise à niveau des entreprises industrielles :
« Nous ouvrons ainsi la voie à un processus de mise à niveau et de renforcement de la compétitivité de notre tissu industriel », a-t-il informé.
La dernière enquête industrielle nationale avait été réalisée en 2017. Celle de 2025 intervient huit ans plus tard, grâce à l’implication directe du ministre, qui a mobilisé un financement du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) pour sa relance. D’autres min-enquêtes ont eu lieu de 2022 à 2023.
La cérémonie s’est déroulée en présence de Mme Zady Rukiya Ramazani, secrétaire générale à l’Entrepreneuriat, Petites et Moyennes Entreprises (EPME), ainsi que de plusieurs mandataires publics et représentants d’institutions partenaires, dont la FEC, la BAD et l’ONUDI.
Christiane EKAMBO