Face à la recrudescence des attaques meurtrières attribuées aux ADF dans le territoire de Lubero et ses environs, Me Sereka estime qu’il devient urgent d’envisager des mécanismes de protection communautaire encadrés par l’État. Selon son analyse, la création de structures de « défense locale » pourrait contribuer à réduire la vulnérabilité des populations civiles, régulièrement ciblées depuis plus d’une décennie.
Voici-ci dessous l’intégralité de son analyse.
Former et armer par exemple d’abord les medecins, infirmiers, prêtres, pasteurs, magistrats avocats, défenseurs judiciaires (s’il y en a), chefs des villages, autorités politico-administratives locales, certains notables bien identifiés et pères des familles les plus responsables de ces contrées qu’il faut identifier avec minutie, leur doter des armes identifiées et bien contrôlées avant de leur donner des notions tactiques rudimentaires sur comment faire face à l’ennemis en tenant compte de son mode opératoire actuel.
PROFITONS DE L’EXPERIENCE ET L’EXPERTISE DES MILITAIRES OUGANDAIS QUI AVAIENT FORMÉS DES « LOCAL DEFENSE » POUR FAIRE FACE AUX REBELLES DE JOSEPH KONY QUI TUAIENT LES CIVILS DE LA MÊME MANIÈRE QUE LES ADF
- Dans la nuit d’avant-hier Lundi (17/11/2025) à mardi (18/11/2025) les ADF ont tués plusieurs personnes (nous attendons le bilan officiel), incendiés des maisons et enlever d’autres personnes à Kirima sur l’axe Mangurejipa (Territoire de Lubero)
- Dans la nuit du vendredi 14 au Samedi 15/11/2025, 28 malades ont été tués dans le Centre de santé de référence de Byambwe, sur l’axe Butembo–Mangurejipa (territoire de Lubero).
- Dans la nuit du 8 au 9 Septembre 2025 plus de 100 personnes avaient été tués et d’autres enlevées à NTOYO à plus ou moins 5 kilomètres de MANGUREJIPA chef lieu du Secteur des Baperes. Ces personnes avaient été surprises dans une veillée mortuaire.
- A cette même date plus de 18 personnes étaient tuées à FOTODU en territoire de Beni, non loin d’OICHA, Chef lieu du Territoire de Beni.
- Avant cela, au mois de juillet 2025, une cinquantaine de personnes, en majorité des chrétiens dans une église, venaient d’être tuées à komanda.
Rappelons que c’est depuis 11 ans que des personnes sont tuées de la même manière et que l’armée arrive toujours en retard ou pas du tout.
Au lieu de nous inquiéter des risques des dérapages les autorités Etatiques doivent plutôt prendre toutes les précautions pour identifier, former et doter des armes aux personnes les plus sérieuses de la société.
Continuer à avoir peur c’est comme avouer ne pas être capables de détecter ces personnes sérieuses dans ces contrées alors qu’elles existent (le Problème serait alors dans le chef des autorités publiques) et sans capacité actuelle de défendre ces populations tuées depuis 11 ans sans défense.
Le vrai défi est dans le chef de l’État qui est incapable de sécuriser ces populations mais qui doit quand même s’efforcer de trouver une solution alternative en detectant les personnes responsables (les plus sérieuses) qui doivent être formées. L’État doit mettre en profit les opérations SHUJAA en y intégrant la mission de former les « local defense » dans les contrées où les tueries des civils exagèrent, profitant de l’expérience et l’expertise des militaires Ougandais.
Me SEKERA, Citoyen Congolais, Conscient!