RDC : le Président de la République mise sur Patrick Muyaya pour renforcer la cohérence de la communication étatique

Félix Tshisekedi, Président de la RDC et Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement


Le président de la République, Félix Tshisekedi, entend renforcer la communication officielle de l’État afin d’en préserver la cohérence et la crédibilité. Cette volonté présidentielle intervient dans un contexte sensible, marqué notamment par une récente déclaration du porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) relative aux femmes rwandaises, qui a suscité de vives réactions au sein de l’opinion nationale et internationale.


C’est dans ce cadre que, lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 2 janvier, le chef de l’État a donné des instructions précises au ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, en vue d’assurer une parole publique responsable, maîtrisée et conforme aux intérêts supérieurs de la nation.
Devant les membres du gouvernement, Félix Tshisekedi a rappelé que « la parole publique engage l’État dans ce qu’il possède de plus essentiel : sa crédibilité, son autorité morale et sa capacité à unir la nation ». Il a souligné que chaque déclaration officielle revêt une portée stratégique, particulièrement dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires, diplomatiques et sociaux majeurs.


Afin de prévenir tout dérapage susceptible de nuire à l’image du pays ou d’exacerber les tensions, le président de la République a instruit la mise en place rapide d’un cadre formel de concertation préalable. Ce mécanisme vise à éviter toute communication non coordonnée et devra associer, selon la sensibilité des sujets abordés, le conseiller spécial du président en matière de communication, les services de la Primature, l’état-major général des FARDC ainsi que la Police nationale congolaise.
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité d’une parole d’État précise et mesurée.

« La parole de l’État ne saurait être émotionnelle ou approximative », a-t-il martelé, rappelant que la communication gouvernementale doit demeurer un instrument de rassemblement, de stabilité et de responsabilité, et non une source de polémique ou de division.


En confiant cette mission à Patrick Muyaya, Félix Tshisekedi attend l’instauration d’une discipline rigoureuse dans la gestion des messages officiels. Le ministre de la Communication est ainsi appelé à garantir l’autorité de l’État, à préserver son image sur les plans national et international, et à assurer une coordination stricte et efficace de la parole publique.


Blaise BOZENGE

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