Nord-Kivu : 13 combattants déposent volontairement les armes à Lubero grâce au PDDRCS

Dans la province du Nord-Kivu, le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilisation (PDDRCS), antenne de Lubero–Butembo, a supervisé ce mercredi 14 janvier 2026 à Lubero-Centre la reddition volontaire de 13 combattants issus de différents groupes armés.

Il s’agit notamment d’éléments appartenant aux groupes MCLP du général autoproclamé Tumba, Victimes des massacres du général autoproclamé Mamadou, ainsi que Kyaghanda, anciennement dirigé par le défunt Tango Fort. Ces groupes opéraient principalement dans le territoire de Lubero, notamment à Kavugho, Makoko, ainsi que dans la ville de Butembo.

La cérémonie, coordonnée par Katembo Masinda Eric, chef d’antenne du PDDRCS Lubero–Butembo, s’est déroulée sous la supervision des Forces armées de la RDC (FARDC). À cette occasion, les ex-combattants ont remis une partie de leur arsenal, composé notamment de cartouches et d’une grenade.

« Le PDDRCS, dans le cadre du désarmement civil et volontaire, exhorte tous les détenteurs d’armes illégales qui sèment la terreur et la désolation à Butembo et dans le territoire de Lubero à se rendre le plus tôt possible, avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré Katembo Masinda Eric.

Cette reddition intervient 48 heures après l’appel lancé par le PDDRCS aux combattants errant à la suite des récents affrontements armés enregistrés à Malende et Lwamiso (Butembo) ainsi qu’à Kasugho (Lubero), impliquant certains groupes armés se réclamant des Wazalendo.

Le responsable local du PDDRCS a lancé un nouvel appel aux autres combattants encore en errance dans la région :

« À défaut, l’armée, la police et la synergie des véritables Wazalendo se chargeront de ces brebis galeuses ayant perdu de vue l’objectif initial, à savoir la lutte contre les ennemis communs : le M23 et les ADF. Ils doivent se rendre dans nos bureaux, où ils seront bien accueillis », a-t-il insisté.

La cérémonie s’est achevée par la remise de jetons aux désormais ex-combattants, en signe de leur engagement formel à réintégrer la vie civile et communautaire.

Djiress BALOKI

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