Nord-Kivu : concours d’admission à la Police nationale congolaise, plus de 400 candidats évalués à Beni

Un concours d’admission en vue du recrutement de nouveaux éléments de la Police nationale congolaise (PNC) s’est tenu ce dimanche 18 janvier 2026 au complexe scolaire Museke, dans la ville de Beni, au Nord-Kivu.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de résilience des communautés locales pour le développement de leur économie et la sécurisation de leurs biens, initié avec l’appui de l’Union européenne.

Cette étape constitue la deuxième phase du processus, après l’enrôlement de 401 candidats issus de Beni, Oicha, Lubero et Butembo. À l’issue de ces épreuves, 150 candidats seront retenus lors de cette première vague et envoyés en formation à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

Présent sur le site, Nyembora Ramazani Saint-Séraphin, directeur en charge de la recherche et du développement à la Direction générale des écoles et formations de la Police nationale congolaise, a rappelé le cadre général de la formation policière :

« L’une de mes attributions principales est de concevoir et de planifier les trois types de formations reconnues officiellement par l’État au sein de la police : la formation initiale, la formation spécialisée et la formation continue ».

Le concours organisé à Beni s’inscrit dans l’appui apporté par les partenaires techniques et financiers à la police congolaise, notamment dans les domaines de la formation, de la logistique et des infrastructures.

« Ce projet accompagne la police dans divers domaines, notamment les infrastructures, la logistique et la formation », a-t-il précisé.

Les candidats ont été soumis à trois types d’épreuves, à savoir un test de culture générale, un questionnaire portant sur les institutions du pays et une dissertation. La maîtrise du français a constitué un critère déterminant dans l’évaluation.

« Ce qui compte ici, c’est la capacité des candidats à écrire un français correct, car la réussite de leur formation en dépend », a souligné le responsable.

Pour rappel, les conditions d’éligibilité exigeaient notamment un diplôme d’État ou la participation aux examens d’État, un âge inférieur à 30 ans, ainsi qu’une aptitude physique et psychologique satisfaisante. Les candidats retenus à l’issue de ces épreuves écrites devront encore passer des examens médicaux avant la publication de la liste définitive.

Les futurs policiers sélectionnés suivront une formation initiale accélérée de six mois. Une deuxième vague de recrutement est annoncée à l’issue de cette période.

Gloire TSONGO/Beni

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