Au Nord-Kivu, le centre de santé de Nyanzale, dans le territoire de Rutshuru, a été submergé depuis le 19 janvier 2026 par l’afflux de blessés à la suite de violents affrontements armés survenus dans la région. Médecins Sans Frontières (MSF), qui a livré l’information, indique avoir appuyé la structure sanitaire le 20 janvier, en apportant un soutien médical et logistique pour la prise en charge des victimes, majoritairement des civils.
Selon les témoignages recueillis par MSF auprès des patients, les blessés ont commencé à être admis dès le 19 janvier au centre de santé de Nyanzale, après une attaque attribuée au CMC (Collectif des mouvements pour le changement), présenté comme un groupe armé allié aux FDLR.
À l’issue de cette attaque, des affrontements ont éclaté entre les éléments du M23 et ceux du CMC, exposant la population à une violence intense.
« Plusieurs civils, qui participaient à des travaux communautaires connus sous le nom de salongo, auraient été pris entre deux feux, dans un climat de panique et de confusion », rapportent les mêmes sources.
Au-delà des blessés, les équipes de MSF indiquent que des patients ainsi que des membres de la communauté ont également signalé l’incendie de plusieurs habitations appartenant à des civils à Nyanzale, à la suite de l’attaque. Une situation qui aggrave davantage la détresse des familles, déjà fragilisées par une insécurité persistante.
Face à ce nouveau drame, MSF se dit une fois de plus horrifiée par l’intensité des violences et l’ampleur des souffrances infligées aux civils dans l’est de la République démocratique du Congo. L’organisation humanitaire appelle en urgence toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et à garantir la protection des populations non combattantes.
Djiress BALOKI