Depuis le 26 janvier 2026, au moins quinze (15) écoles primaires et huit (8) établissements secondaires ont suspendu leurs activités dans le groupement Malio, chefferie des Bashu, en territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.
Cette situation est consécutive aux attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), qui ont plongé la population locale, notamment les élèves, dans une profonde insécurité. Les établissements concernés sont situés dans les villages de Vurondo, Kisasa Ndondi, Kivira, Kisungu Vulera et Kyondo Kitumbu.
Face à la recrudescence des violences, plusieurs familles ont été contraintes de se déplacer vers Butuhé, chef-lieu du groupement Malio, ainsi que vers la ville de Butembo, jugées relativement plus sûres. Ces déplacements forcés ont laissé de nombreux élèves sans accès à l’éducation.
S’adressant à la presse ce mardi 3 février, Maître Maombi Kahongya, président de la société civile de la chefferie des Bashu, a dressé un tableau sombre de la situation :
« Cela fait une semaine et demie que 15 écoles primaires et 8 écoles secondaires sont fermées, avec toutes les activités scolaires suspendues dans le groupement Malio, en chefferie des Bashu, territoire de Beni, au Nord-Kivu ».
Il déplore également l’impact direct de cette crise sécuritaire sur les apprenants, désormais dispersés dans plusieurs zones :
« Les élèves et les écoliers sont laissés à leur triste sort. Déplacés par la guerre, certains se retrouvent dans différents villages, notamment à Butuhé, chef-lieu du groupement Malio, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans la ville de Butembo ».
Face à cette situation jugée alarmante, la société civile appelle les autorités à agir sans délai pour sauver l’année scolaire :
« Nous demandons au gouvernement de prendre ses responsabilités afin de rétablir la paix dans les zones affectées par l’activisme des ADF. Nous appelons également les autorités scolaires à prendre des mesures urgentes pour garantir une issue favorable à l’année scolaire des élèves déplacés et de ceux vivant dans les zones touchées ».
Il convient de rappeler que les examens du premier semestre sont actuellement en cours dans plusieurs écoles du pays, conformément au calendrier établi par le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté.
Gloire Tsongo/Beni