Dans la ville de Butembo, la Synergie des mouvements citoyens et groupes de pression exige le départ sans condition du maire de la ville, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, ainsi que le relèvement du commandant urbain de la Police nationale congolaise, le commissaire supérieur principal Georges Gonjila. Ces deux autorités installées sous l’état de siège sont accusées d’être inefficaces face à la criminalité urbaine dans cette partie de la province du Nord-Kivu.
Dans une déclaration publiée le 11 février 2026 et parvenue à Journaldesnations.net, les différents groupes de jeunes décrivent une situation sécuritaire alarmante de Butembo, une ville située à plus de 50 Km au Sud de la ville de Beni, actuel chef-lieu du Nord-Kivu à la suite de l’occupation de Goma par l’AFC-M23.
Dans le document, ils citent notamment la recrudescence des assassinats, des vols à mains armées et d’autres violations des droits humains illustrant cette situation, avec « près d’une centaine de morts enregistrées en l’espace d’une année. »
« Il est illogique que le responsable de la sécurité urbaine, le commandant PNC/Ville de Butembo, continue à se frotter les mains alors que nous sommes en train de mourir et que nos biens sont emportés chaque jour. Il est donc clair que les services urbains de sécurité, et particulièrement le maire de ville ainsi que le commandant PNC, ont failli à leur mission régalienne», dénoncent-ils.
Pour eux, ce calvaire dont fait face la population motive l’action d’exiger le départ de ces autorités inefficaces, disent ces militants, attestant avoir saisi le Ministre de l’intérieur de ce dossier.
Au même moment, les signataires de la déclaration dont LUCHA, VERANDA MUTSANGA, PARLEMENT DEBOUT DE FURU, FILIMBI, TABLE RONDE, RAIYA ANASIMAMA, GEN Z RDC, CERCLE DES VEILLEURS appellent le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Kakule Somo Evariste à l’action, suite sa « passivité » dans la gestion du volet sécuritaire sous état de siège
« L’actuel gouverneur avait annoncé trois axes d’intervention : sécurité, développement et humanitaire. Sur tous ces axes, rien ne marche. Du point de vue sécuritaire, avec plus de 103 attaques enregistrées sous son règne, les villes de Butembo et Beni connaissent une insécurité indescriptible », peut-on lire dans le même document.
La partie Nord de la province du Nord-Kivu continue de faire face des tueries, des pillages, des pillages et autres autres incidents sécuritaires. Dans de nombreuses entités notamment dans les territoires de Beni et de Lubero, ce climat d’insécurité est semé par les rebelles de l’ADF, une rébellion ougandaise affiliée à l’État islamique, présente dans cette partie de la RDC depuis des décennies.
Djiress Baloki