La quête de qualification de la République démocratique du Congo pour la Coupe du Monde 2026 impose au sélectionneur Sébastien Desabre une réflexion approfondie sur la composition de son effectif. Avec l’ouverture aux joueurs binationaux, la concurrence au sein des Léopards pourrait atteindre un niveau inédit, obligeant le technicien français à repenser ses choix, tant en défense qu’en attaque.
Dans les buts, l’arrivée éventuelle d’Obed Nkambadio (Paris FC) renforcerait un poste déjà disputé par Dimitri Bertaud, Lionel Mpasi, Timothy Fayulu et Matthieu Epolo. Ce renfort pourrait modifier la hiérarchie actuelle et apporter davantage de stabilité à l’équipe.
Offensivement, l’intégration de talents tels qu’Arnaud Kalimuendo, Jordy Makengo et Dilane Bakwa augmenterait la concurrence pour des cadres comme Fiston Mayele, Samuel Essende, Meschack Elia, Jackson Muleka ou encore Silas Katompa, récemment revenus en forme. Seul Cédric Bakambu conserve un statut quasi-intouchable en pointe, mais son âge impose d’anticiper sa relève.
Le sélectionneur mise également sur la jeunesse et le dynamisme. Des profils comme Ezéchiel Banzuzi (20 ans, RB Leipzig), Warren Bondo (22 ans, Crémone) et Willy Kambwala (21 ans, Villarreal) apporteraient fraîcheur et impact physique. Des joueurs expérimentés comme Anthony Musaba et Marc Bola pourraient, quant à eux, stabiliser le groupe et renforcer les lignes offensives et défensives.
Ce processus de renouvellement, amorcé depuis deux ans, vise à conjuguer expérience et potentiel pour aborder les barrages intercontinentaux face à la Jamaïque ou à la Nouvelle-Calédonie, prévus le 31 mars 2026. Avec l’arrivée probable de ces binationaux, Desabre entend insuffler une nouvelle dynamique, optimiser la gestion tactique et offrir à la RDC une équipe capable de rivaliser à haut niveau.
Parmi les joueurs suivis figurent également Bradley Locko, Anthoni Milambo, Samuel Mbangula et Alonzo Engwanda, des profils susceptibles de renforcer différents secteurs du terrain. Si tous ces talents rejoignent la tanière, la concurrence sera intense, mais le potentiel des Léopards pour le Mondial 2026 pourrait atteindre des sommets inédits.
Guillaume MABALA