Christophe Munyanderu ne représente plus la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri. Le désormais ex-chef d’antenne a officialisé sa démission dans une lettre parvenue le 19 février 2026 à la rédaction du Journal des Nations.
Dans sa correspondance, il évoque des manquements graves liés à l’image et à la crédibilité actuelle de l’organisation au sein de la communauté. Il fait état de positions présumées selon lesquelles la CRDH serait perçue comme travaillant au profit de groupes ennemis. Il indique également que certains défenseurs des droits humains au sein de la structure seraient soupçonnés d’appartenir au mouvement AFC/M23.
Christophe Munyanderu déplore par ailleurs que des enquêtes aient été menées dans son rayon d’action, notamment en territoire d’Irumu, sans qu’il en soit informé ni associé, une situation qu’il juge incompatible avec ses responsabilités de coordination.
Contacté après la diffusion de sa lettre, il a confirmé sa décision en ces termes : « Je confirme ma démission de l’organisation CRDH. Cette décision est motivée par les positions présumées selon lesquelles la CRDH travaillerait au profit de l’ennemi et que certains collègues défenseurs des droits humains seraient membres du mouvement AFC/M23. J’ai choisi de privilégier ma dignité et la lutte noble que j’ai toujours menée. C’est un combat que je n’ai jamais trahi et que je continuerai à mener pour la RDC, ma patrie ».
Figure active de la société civile en Ituri, Christophe Munyanderu affirme vouloir poursuivre son engagement en tant qu’activiste et défenseur des droits humains pro-démocratie, en dehors du cadre de la CRDH.
Jusqu’à la publication de cet article, aucune réaction officielle de la coordination nationale de l’organisation n’avait été enregistrée.

Gloire TSONGO/Beni