La République démocratique du Congo a exprimé, samedi 28 février 2026, sa vive inquiétude face à l’escalade des tensions militaires au Moyen-Orient. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a mis en garde contre une intensification des affrontements, aux conséquences potentiellement graves pour la paix et la sécurité internationales.
Le gouvernement congolais appelle les parties impliquées à privilégier le dialogue et les voies diplomatiques, tout en insistant sur le strict respect du droit international. Membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, la RDC réaffirme sa disponibilité à contribuer à toute initiative susceptible de prévenir une aggravation du conflit.
Par ailleurs, Kinshasa exhorte ses citoyens à suspendre tout voyage vers le Moyen-Orient et invite les ressortissants congolais déjà présents dans la région à se rapprocher des représentations diplomatiques de la RDC afin de suivre l’évolution de la situation et de prendre les dispositions nécessaires pour leur sécurité.
Cette mise en garde intervient alors que la situation se détériore rapidement. Selon plusieurs médias internationaux, dont France 24, les États-Unis et Israël auraient lancé des frappes de missiles contre l’Iran, visant plusieurs infrastructures militaires à Téhéran. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait été tué lors de ces attaques.
En réaction, l’Iran aurait riposté en ciblant des infrastructures israéliennes. Des frappes auraient également été entendues dans d’autres pays de la région, notamment au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, où sont implantées certaines bases américaines, faisant craindre un embrasement régional.

Blaise BOZENGE