La qualification de la République démocratique du Congo pour les barrages intercontinentaux de la Coupe du monde 2026 continue de susciter des remous. Battu lors des barrages africains en novembre 2025, le Nigeria refuse de tourner la page et a décidé de contester à nouveau l’issue de cette double confrontation.
Les autorités du football nigérian reprochent aux Léopards d’avoir aligné des joueurs dont l’éligibilité serait jugée discutable. À ce titre, la Fédération nigériane avait déjà saisi le Comité disciplinaire de la Fédération internationale de football association (FIFA), évoquant de possibles irrégularités liées à l’obtention de documents administratifs pour certains internationaux congolais.
Après examen du dossier, l’instance mondiale n’a constaté aucune infraction et a rejeté la plainte. Une décision loin de satisfaire la partie nigériane, qui a choisi d’activer la voie de recours afin de faire réexaminer l’affaire. Le secrétaire général de la Fédération nigériane de football (NFF), Mohammed Sanusi, a confirmé que la procédure d’appel est désormais engagée.
Au cœur de la contestation figure la question sensible de la nationalité de certains joueurs. Le Nigeria estime que la présence d’éléments possédant potentiellement plusieurs passeports pourrait contrevenir aux dispositions en vigueur. Un argument qui n’a toutefois pas convaincu, à ce stade, les instances disciplinaires.
Pendant ce temps, la République démocratique du Congo garde les yeux tournés vers un retour historique sur la scène mondiale, une première depuis 1974. Mais ce nouveau rebondissement juridique entretient l’incertitude autour de son ticket. Pour le Nigeria, l’objectif est de renverser la décision et d’éviter une nouvelle absence en Coupe du monde.
Dans un contexte déjà marqué par plusieurs controverses dans le football africain, ce dossier pourrait encore évoluer en fonction de l’issue de la procédure d’appel engagée par les Super Eagles.
Guillaume MABALA