À Beni, dans la province du Nord-Kivu, la tuberculose continue de progresser malgré les efforts de prise en charge gratuite. À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, célébrée le 24 mars, les données sanitaires révèlent une situation préoccupante dans la zone de santé de Beni.
En 2025, 1 280 cas ont été enregistrés contre 814 l’année précédente, soit une hausse significative attribuée notamment à l’afflux de populations déplacées dans la région. Les hommes restent les plus touchés, représentant 65 % des cas, contre 35 % pour les femmes, selon les statistiques locales. La forte concentration de la population et les mouvements internes favorisent la propagation de la maladie.
« La situation épidémiologique de la tuberculose est préoccupante dans la zone de santé de Beni. Nous constatons une augmentation des cas liée à la forte concentration de la population », alerte Damien Kambale, infirmier superviseur en charge de la surveillance épidémiologique, devant la presse ce mercredi 24 mars.
Pourtant, le traitement est entièrement gratuit et s’étend sur six mois. Le programme de prise en charge comprend une phase intensive de deux mois, suivie d’une phase de continuation de quatre mois. Malgré cette gratuité, plusieurs obstacles freinent la riposte sur le terrain : certains malades abandonnent le traitement, la communauté se mobilise encore peu pour le dépistage, et des ruptures de médicaments compliquent la prise en charge.
« La prise en charge de la tuberculose est gratuite. Les médicaments sont administrés sans aucun frais. Le traitement dure six mois, répartis en deux phases : une phase intensive de deux mois et une phase de continuation de quatre mois », précise-t-il.
À ces difficultés s’ajoutent la panne, depuis près d’un an, de la machine de dépistage précoce, ainsi que l’absence de partenaires pour soutenir les actions communautaires.
Dans un contexte marqué par la promiscuité et les déplacements massifs de population, l’implication de la communauté reste plus que jamais déterminante pour freiner la propagation de cette maladie.
Gloire Tsongo/Beni