Au total, 692 combattants de la milice Mobondo se sont rendus aux forces armées de la République démocratique du Congo. À ce bilan s’ajoute un arsenal conséquent composé de 92 armes de calibre 12, 75 fusils AK-47, 3 mitrailleuses PKM, ainsi que 3 mortiers de 60 mm, sans compter plusieurs munitions de guerre.

Ce bilan illustre les opérations intensifiées dans le territoire de Kwamouth, présenté mardi 24 mars 2026 au vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, lors d’un briefing axé sur les opérations sécuritaires menées dans la 11ᵉ région militaire, en prélude à la 13ᵉ conférence des gouverneurs de provinces organisée dans la ville de Bandundu, province de Kwilu.
Lors de cette présentation, le général de brigade Moyo Rabbi Richard, commandant par intérim de la région, a mis en avant des résultats significatifs dans la traque des miliciens Mobondo.
Malgré ces avancées, le général Moyo a déploré que le phénomène Mobondo persiste, certains individus continuant d’exploiter la situation à des fins lucratives, « malgré le sang déjà versé ».
« Face à cette situation, il a plaidé pour un dialogue sincère entre les parties en conflit, ainsi que pour le retour des populations autochtones et des chefs coutumiers dans leurs milieux d’origine, encore occupés par des groupes armés », indique le compte-rendu partagé par le capitaine Antony Mwalushayi, porte-parole de l’opération Ngemba ciblant les miliciens Mobondo.
Dans ce contexte, le général Moyo a également appelé au renforcement des actions de sensibilisation afin de favoriser la cohabitation pacifique entre les communautés Teke, Yaka, Nunu et Tende. Il a insisté sur « l’appui au Service d’information et de communication des Forces armées (SCIFA) ainsi qu’au Service d’éducation civique et d’actions sociales (SECAS) dans l’objectif d’améliorer les relations entre la population et son armée ».
La milice Mobondo a émergé en 2022, à la suite d’un conflit foncier entre les communautés Teke et Yaka dans le territoire de Kwamouth, province de Mai-Ndombe. Les violences meurtrières, souvent accompagnées de pillages, perpétrées par cette milice, se sont progressivement étendues aux provinces de Kwango, Kwilu et même à Kinshasa.
Rédaction/JDN