Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a présidé, lundi 4 mai 2026 à Kinshasa, une réunion technique avec une délégation de la Rawbank conduite par son directeur commercial, Étienne-Claude Mabunda. La rencontre s’est focalisée autour de la promotion des financements des filières agricoles prioritaires en République démocratique du Congo.

Au centre des échanges : le soutien aux cultures stratégiques telles que le cacao, le café, le riz, le manioc, le maïs et l’huile de palme, dans plusieurs zones pilotes, notamment le Nord-Kivu, la Tshopo, le Kongo Central, le Mai-Ndombe, le Kwilu et l’Équateur.

Cette dynamique bénéficie de l’appui du Royaume-Uni, qui a mobilisé 25 millions de dollars américains pour sécuriser les crédits destinés aux producteurs locaux via Rawbank. L’objectif est d’accroître les exportations des produits « Made in DRC » vers le marché britannique ainsi que d’autres marchés internationaux.
Au nom du gouvernement, Julien Paluku Kahongya a salué les retombées de ce partenariat, tout en plaidant pour un meilleur accès au financement.
« Nous devons faciliter l’accès aux crédits à des taux préférentiels et mettre en place des mécanismes adaptés, notamment pour les zones sortant des conflits comme Beni-Butembo-Ituri et la Tshopo », a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, une commission mixte d’experts, impliquant notamment les ministères de l’Agriculture et du Développement rural, a été mise en place afin de consolider ce partenariat stratégique.
De son côté, Rawbank a réaffirmé son engagement à accompagner cette ambition gouvernementale.
« On est en train de mettre en place pas mal de solutions pour accompagner notamment l’agriculture locale. Il y a beaucoup de cultures destinées à l’exportation. L’idée est de mutualiser nos efforts avec le gouvernement pour encadrer ces exportations et nous assurer que les revenus sont rapatriés en RDC », a expliqué Étienne-Claude Mabunda.
Il a également invité les producteurs à se rapprocher des agences bancaires pour bénéficier de ce programme.
« Nous avons une centaine d’agences à travers le pays. Pour un agriculteur qui se trouve à Beni, je lui demanderai de se rapprocher de notre gérant d’agence afin d’obtenir toutes les informations pour accéder à ce programme lié à l’agribusiness », a-t-il ajouté.
À travers cette initiative, le gouvernement congolais entend diversifier ses sources de revenus en misant davantage sur le potentiel agricole, longtemps sous-exploité par rapport au secteur minier.
Christiane EKAMBO