La course à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) connaît un nouveau rebondissement. Jean-Didier Masamba a officiellement retiré sa candidature ce vendredi 8 mai 2026, réduisant davantage le nombre de prétendants à la succession à la tête de l’instance faîtière du football congolais.
Après les désistements successifs de Shabani Nonda puis de Bosco Mwehu, ce nouveau retrait laisse désormais Véron Mosengo-Omba comme unique candidat encore en lice, en attendant toutefois l’issue des différents recours introduits par des candidats invalidés.
Au départ, neuf candidats avaient affiché leurs ambitions pour briguer la présidence de la FECOFA. Mais en l’espace de quelques jours, entre retraits et invalidations, le processus électoral s’est considérablement réduit, au point de se diriger vers une élection à candidat unique, une situation inédite dans l’histoire récente de la fédération.
Cette évolution continue d’alimenter les débats dans les milieux sportifs congolais. Plusieurs observateurs dénoncent un climat de pressions politiques et d’ingérences autour du processus électoral, notamment après la suspension du processus par la FIFA en mars dernier pour des irrégularités signalées. Certaines voix estiment que ces événements pourraient fragiliser la crédibilité de l’élection et créer un précédent dans la gouvernance sportive congolaise.
Malgré les controverses, la Commission électorale devrait publier dans les prochaines heures la liste définitive des candidats retenus pour l’Assemblée générale élective prévue le 20 mai 2026.
Si aucun changement n’intervient après le traitement des recours, Véron Mosengo-Omba se dirigera vers une élection sans adversaire pour prendre les commandes de la FECOFA, avec comme principaux défis la réforme de la gouvernance, la lutte contre la corruption et le développement du football congolais.
Guillaume Mabala