Lors de la réunion du Conseil des ministres du vendredi 15 mai 2026, à Kinshasa, le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Dr Samuel Roger Kamba a présenté un état de la situation sanitaire marqué par une évolution contrastée de l’épidémie de choléra ainsi que par plusieurs alertes épidémiologiques sous surveillance.
Selon les données communiquées, la 18ᵉ semaine épidémiologique a enregistré une diminution du nombre de cas suspects de choléra, passant de 1.008 à 854 cas. Malgré cette tendance à la baisse, la situation reste préoccupante sur le plan de la mortalité, avec 12 décès enregistrés, portant le taux de létalité à 1,4 %, contre 1,2 % la semaine précédente.
À Kinshasa, une légère baisse des cas a été observée, avec 39 cas suspects contre 42 la semaine précédente. Toutefois, la capitale a enregistré une hausse des décès, passant de 2 à 3 morts. Actuellement, 18 patients sont pris en charge dans les Centres de Traitement du Choléra.
Le ministre a également informé le Conseil d’une alerte liée à une suspicion d’épidémie de choléra dans la Zone de Santé de Dumi, où plus de 500 cas de diarrhée avaient été signalés. Après investigations épidémiologiques, cliniques et environnementales menées par une équipe mixte du ministère, aucune confirmation de foyer épidémique de choléra n’a été établie.
Cette intervention rapide a permis de lever les doutes et de renforcer la surveillance dans la zone concernée.
Surveillance du Hantavirus et coordination internationale
Concernant le Hantavirus de souche Andes (AND), signalé dans certaines régions du monde et suivi notamment en Europe et en Amérique du Sud, le ministre a rassuré le gouvernement sur le niveau de risque global. Selon les évaluations de l’Organisation mondiale de la Santé, le risque est jugé faible pour la population générale et modéré pour les personnes exposées à des foyers spécifiques, notamment celui associé au navire de croisière MV Hondius.
À ce jour, aucune transmission communautaire à grande échelle n’a été documentée, et aucun foyer majeur confirmé n’a été signalé en Afrique.
Face à ces menaces potentielles, le ministère de la Santé, à travers l’Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, a indiqué avoir renforcé les dispositifs de surveillance épidémiologique aux points d’entrée du territoire, ainsi que les mécanismes de détection précoce et de prise en charge des cas suspects.
Le gouvernement assure que la situation reste sous contrôle, tout en appelant à la vigilance continue des services sanitaires et de la population.
Rédaction/JDN