Industrie locale : FAMECO illustre les premiers effets des mesures de restriction des importations de fer à béton

Des tas de fer à béton et d'acier produits par FAMECO

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a effectué, ce mardi 14 juillet 2026, une visite des installations de Fabri Metal Congo (FAMECO), situées dans la zone industrielle de Limete à Kinshasa. Cette mission après celle de Lubumbashi, avait pour objectif d’évaluer les effets des mesures de restriction temporaire sur les importations de fer à béton dans la partie ouest du pays, mais aussi de s’assurer du respect des normes de qualité certifiées ISO.

Le Ministre Julien Paluku et consorts lors de la visite chez FAMECO

Accompagné des experts de l’Office congolais de contrôle (OCC), le ministre a visité les différentes unités de production de cette entreprise, présentée comme l’un des principaux fabricants de fer à béton et d’aciers en République démocratique du Congo et en Afrique centrale.

Avec une capacité de production de 70 000 tonnes par an, FAMECO affirme avoir bénéficié directement des mesures de protection de l’industrie locale. Selon son directeur général, Arindam Saha, cette politique a permis à l’entreprise d’installer deux nouvelles usines, l’une à Kinkole et l’autre à Mitendi, tout en portant les effectifs de 700 à 809 emplois dans les prochains mois.

Pour Julien Paluku Kahongya, cette évolution démontre que les mesures prises par le gouvernement produisent déjà des résultats concrets en faveur de l’industrie nationale.

« Oui, je suis très heureux après mon voyage de Lubumbashi, visiter cette grande unité industrielle qui est FAMECO. Je suis venu rendre compte de l’impact que les mesures prises par le gouvernement sont en train de créer. Le gouvernement a donné l’autorisation de pouvoir restreindre l’importation des produits dont nous avons la capacité productive au niveau interne. Ici, chez FAMECO, ils ont une capacité de production de près de 70 000 tonnes par an, ce qui rencontre pratiquement la demande congolaise. Cela va permettre d’accroître davantage des emplois. Déjà, on est à 700 emplois créés, et avec ces mesures, on va ajouter encore 109 autres emplois pour arriver à 809 emplois dans très peu de temps », a déclaré Julien Paluku.

Le ministre a également lancé un appel aux entreprises publiques, privées ainsi qu’aux organisations non gouvernementales à privilégier les produits fabriqués en RDC, rappelant que les aciers produits par FAMECO répondent aux normes ISO et sont soumis aux contrôles de l’Office congolais de contrôle.

« L’instruction que je vais devoir communiquer, c’est que toutes les entreprises qui gagnent les marchés publics, toutes les ONG qui s’installent ici au Congo, n’ont plus besoin d’importer les matériaux de construction de l’extérieur, parce que nous avons la capacité ici au niveau local. Les experts de l’Office congolais de contrôle ont certifié que la qualité est très bonne. Je vais demander de nouveau à tous nos agents de certification d’ouvrir l’œil pour qu’aucun produit qui est mal fait ne puisse entrer sur le sol congolais. Je ne fais pas la publicité à FAMECO, mais j’ai l’obligation de soutenir l’industrie locale par des mesures restrictives. Ils auront tout mon accompagnement pour qu’ils continuent à respecter la qualité, parce qu’en veillant sur la qualité, nous aussi nous allons veiller sur la protection de l’industrie locale », a martelé le Ministre.

Dans une logique d’économie circulaire et d’assainissement urbain, Julien Paluku Kahongya a également recommandé à FAMECO de nouer un partenariat avec l’Hôtel de Ville de Kinshasa afin d’organiser la collecte systématique des ferrailles et des carcasses de véhicules abandonnées, destinées à être recyclées comme matières premières.

Fondée en 2005, FAMECO (Fabri Metal Congo) est le plus grand fabricant d’acier et de fer à béton en République Démocratique du Congo. Basée dans la zone industrielle de Limete à Kinshasa, l’entreprise approvisionne depuis lors le secteur de la construction locale. Dans sa vision, elle prévoit d’atteindre une capacité de production de 70 000 tonnes et d’élargir ses effectifs.

Djiress BALOKI

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