Kasaï : à Diboko, les enseignants parcourent 80 km pour percevoir leurs salaires

Vue de Diboko

Les enseignants de la cité de Diboko, située dans le territoire de Tshikapa, dans la province du Kasaï, dénoncent les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent pour percevoir leurs salaires. Ils appellent les autorités compétentes à prendre des mesures afin d’améliorer leurs conditions de paiement et de travail.

Selon eux, depuis la suppression du paiement de proximité assuré par Caritas, ils sont contraints de parcourir près de 80 kilomètres jusqu’à la ville de Tshikapa pour retirer leurs salaires.

« Nous parcourons près de 80 kilomètres pour toucher notre salaire. C’est un déplacement difficile, coûteux et éprouvant », témoignent plusieurs enseignants.

Ils affirment également que les changements fréquents d’établissement bancaire compliquent davantage le processus de paiement de leurs rémunérations.

« Nos fichiers de paie sont transférés d’une banque à une autre sans que nous en comprenions les raisons. Cette situation nous cause énormément de difficultés », déplorent-ils.

Les enseignants expliquent en outre qu’ils sont contraints de traverser de grandes rivières à bord de pirogues, qu’ils jugent peu sécurisées, en raison de l’absence de ponts ou de bacs. Ils dénoncent également le mauvais état des routes ainsi que l’existence de deux postes de perception qu’ils qualifient d’illégaux dans la cité.

Face à cette situation, ils exhortent les autorités compétentes à trouver des solutions durables afin de leur garantir un accès plus facile, plus sécurisé et plus régulier à leurs salaires.

Marcel Mbombo

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