DCMP : libéré par la FIFA, le club reste fragilisé par les divisions internes

Une vue du DCMP. Photo de tiers

Le Daring Club Motema Pembe (DCMP) traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire récente. Relégué en Ligue 2 à l’issue de la saison 2025-2026 et confronté à d’importants litiges financiers auprès de la FIFA, le club kinois fait désormais face à une crise institutionnelle qui renforce les incertitudes autour de son avenir.

Tout s’est accéléré au début du mois de juillet, lorsque le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a reçu les dirigeants du club afin d’examiner la situation du Daring. À l’issue de cette rencontre, le gouvernement s’est engagé à mobiliser 660 000 dollars américains pour permettre au club d’apurer ses dettes auprès de la FIFA et obtenir la levée des sanctions qui le frappaient.

Dans une correspondance officielle datée du 17 juillet 2026, parvenue à la rédaction de Journaldesnations.net ce lundi 20 juillet, la FIFA a confirmé une première avancée majeure. L’instance mondiale a annoncé la clôture définitive de la procédure disciplinaire liée au dossier de l’ancien entraîneur Emmanuel Bottoni, à la suite d’un accord conclu entre les différentes parties. Elle a, dans la foulée, ordonné la levée immédiate de l’interdiction de recrutement imposée au DCMP.

Cette décision permet désormais aux Immaculés d’enregistrer de nouveaux joueurs et de retrouver leur liberté sur le marché des transferts, un élément essentiel dans la perspective de leur reconstruction sportive.

Cependant, alors que cette décision constituait une véritable bouffée d’oxygène pour le club, un nouveau front s’est ouvert sur le plan interne.

Réuni en session extraordinaire à Kinshasa le week-end dernier, le Conseil d’administration a décidé de destituer le comité dirigé par Paul Kasembele. Les administrateurs lui reprochent notamment une mauvaise gestion du club ainsi que des manquements dans l’encadrement de l’équipe durant la saison écoulée. Pour assurer la transition, Étienne Matoto et Sandra Kaposa ont été désignés afin d’organiser de nouvelles élections dans un délai de quinze jours.

Cette décision a toutefois été immédiatement contestée. Dès le lendemain, le comité de direction conduit par Paul Kasembele a publié un communiqué rejetant la légalité des résolutions adoptées lors de cette réunion. Il a également annoncé la suspension de Sandra Kaposa, ouvrant ainsi un bras de fer entre deux camps qui revendiquent chacun la légitimité de diriger le club.

Le DCMP se retrouve ainsi dans une situation paradoxale. D’un côté, le club retrouve la possibilité de recruter et voit sa situation administrative s’améliorer auprès de la FIFA. De l’autre, une crise de gouvernance menace de compromettre cette dynamique, au moment où les Immaculés doivent reconstruire un effectif compétitif avec l’ambition de retrouver rapidement l’élite du football congolais.

Guillaume MABALA

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