Nord-Kivu : à la suite de l’épidémie d’Ebola et des salaires impayés, le SYNECATH Bungulu-Beni conditionne la rentrée scolaire

Dans l’Est de la RDC, la rentrée scolaire 2026-2027 s’annonce sous conditions dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Alors que les élèves sont attendus dans les salles de classe le 1er septembre prochain, le Syndicat des enseignants catholiques (SYNECATH) Bungulu-Beni exige des garanties sanitaires face à Ebola ainsi que des réponses aux revendications financières des enseignants.

Cette position a été réaffirmée ce dimanche 23 août 2026 lors de l’assemblée générale ordinaire du syndicat. Les enseignants demandent notamment aux médecins-chefs des zones de santé de Beni, Mutwanga, Mabalako et Oïcha de les rassurer sur la situation épidémiologique avant la reprise des cours.

« Nous sommes prêts pour la rentrée scolaire de ce mardi 1er septembre 2026, sous quelques conditions. Nous voulons que les médecins-chefs des zones de santé nous rassurent que les indicateurs montrent que nous ne serons pas contaminés dans nos écoles et que nous pouvons reprendre facilement », a déclaré Muhindo Katsuva Delphin, secrétaire permanent sous-provincial du SYNECATH.

Le syndicat réclame également le renforcement des mesures de prévention dans les établissements scolaires. Il demande notamment la disponibilité de thermoflashs, l’installation de dispositifs de lavage des mains et la mise à disposition de désinfectants dans chaque école et dans les salles de classe.

Les conditions de vie et de rémunération des enseignants figurent également parmi les préoccupations soulevées. Le SYNECATH affirme que certains enseignants inscrits sur les listings depuis juin n’auraient toujours pas perçu leur rémunération.

« Nous ne pouvons pas reprendre la craie si ces enseignants n’ont pas encore touché leur argent. Que Dinacope nous dise la vérité : où est parti cet argent ? », s’interroge Muhindo Katsuva Delphin.

Le SYNECATH Bungulu-Beni appelle ainsi les autorités concernées à répondre à ces préoccupations afin de permettre une reprise des cours dans des conditions sanitaires et sociales favorables.

Gloire Tsongo, à Beni

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