Seize civils ont été tués entre le 21 et le 24 août 2026 dans plusieurs zones de la chefferie des Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. La société civile Force vive condamne ces violences attribuées aux présumés rebelles ADF et appelle les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à intensifier les opérations contre les groupes armés actifs dans la région.
Dans une déclaration faite lundi 24 août, le coordonnateur de la société civile Force vive de Mambasa, Mungeni Yuma Imurani, a déploré la multiplication des attaques visant les populations civiles. Les faits sont rapportés notamment aux environs des forêts de Kalunga, Sissio et Gombari, ainsi qu’à Pekélé, près du village de Malutu.
« Du 21 au 24 août 2026, plus de 16 personnes ont été tuées aux environs des forêts de Kalunga, Sissio, Gombari et puis à Pekélé, près du village Malutu, en chefferie de Babila-Babombi, territoire de Mambasa », affirme Mungeni Yuma Imurani.
Face à cette situation, la structure citoyenne appelle les FARDC à poursuivre les auteurs de ces attaques et à renforcer les opérations militaires dans les zones touchées.
La société civile demande également que les opérations ne ciblent pas uniquement les ADF, mais qu’elles s’étendent à l’ensemble des groupes armés locaux actifs dans le territoire de Mambasa.
« La coordination de la société civile Force vive du territoire de Mambasa déplore et condamne ces tueries avec grande énergie et appelle l’armée à traquer non seulement l’ennemi ADF, mais aussi tous les groupes armés se trouvant en territoire de Mambasa, car beaucoup de porteurs d’armes imitent déjà le mode opératoire de l’ennemi ADF », ajoute Mungeni Yuma Imurani.
La société civile appelle enfin les autorités à renforcer la protection des populations civiles dans les zones affectées par l’insécurité et à prendre des mesures urgentes pour prévenir de nouvelles attaques.
Gloire Tsongo