RGPH2 en RDC : 4 phases prévues lors du dénombrement de la population jusqu’en juillet 2027

Ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo et Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya

Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, et le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, ont coanimé un briefing de presse ce lundi 28 septembre 2026 à Kinshasa, consacré au deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2) en République démocratique du Congo (RDC).

Dans son intervention, le ministre du Plan, Guylain Nyembo, a présenté les grandes étapes de cette opération, réparties en quatre phases. Le budget global du processus est estimé à 192 millions de dollars américains.

La phase préliminaire, déjà achevée, a consisté en la mise en place des structures opérationnelles du processus.

La phase de cartographie censitaire, actuellement en cours à Kinshasa, s’étendra prochainement aux différentes provinces. Elle consiste à identifier, répertorier et délimiter les aires de dénombrement sur l’ensemble du territoire national.

Le dénombrement proprement dit est prévu pour juillet 2027. Durant cette phase, les enquêteurs procéderont au porte-à-porte afin de recueillir les données auprès des populations.

Enfin, en novembre 2027, la phase d’analyse des données recueillies permettra de boucler l’ensemble des opérations et de dégager un fichier général de la population et de l’habitat.

Le ministre Guylain Nyembo a précisé que 145 000 agents ont été recrutés à travers le pays, répartis entre cartographes et recenseurs. Ces prestataires ont été recrutés localement afin de garantir la proximité et de renforcer la confiance des populations.

Il a également souligné que des descentes ont été effectuées dans plusieurs provinces, en collaboration avec les gouverneurs, qui ont sensibilisé les différentes forces vives de leurs entités. Les leaders d’opinion ont également été associés au processus.

L’opération bénéficie par ailleurs de l’appui de partenaires techniques, notamment le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), ainsi que de plusieurs institutions nationales, dont la Commission électorale nationale indépendante (CENI), notamment en matière d’orientation.

Pour sa part, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a rappelé l’importance de ce processus dans l’élaboration des politiques publiques et des stratégies de développement.

« Il faut savoir que le dénombrement nous permet, si nous voulons développer notre pays, d’être en mesure de connaître combien de Congolais nous sommes, afin que notre stratégie d’amélioration de la qualité de vie soit ajustée », a-t-il souligné.

Le porte-parole du gouvernement a ainsi exhorté toutes les couches de la société à s’impliquer dans cette deuxième opération nationale, la première remontant à 1984, afin d’appuyer les équipes déployées sur le terrain.

Blaise Bozenge

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