Diaspora congolaise : Micheline Ombae salue à Paris le lancement de l’identification numérique

La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a pris part, à Paris, au lancement de la phase pilote du programme d’identification numérique des Congolais vivant à l’étranger. L’initiative entend mieux recenser la diaspora, valoriser ses compétences et faciliter sa contribution au développement de la RDC.

La diaspora congolaise franchit une nouvelle étape dans son processus d’organisation et de mobilisation. À l’ambassade de la République démocratique du Congo en France, Micheline Ombae Kalama a participé, dimanche 27 septembre 2026, au lancement de la phase pilote de l’identification numérique des Congolais de l’étranger.

Cette initiative a été lancée par le ministre délégué aux Affaires étrangères chargé de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Crispin Mbadu Phanzu, en présence de l’ambassadeur de la RDC en France, Émile Ngoy Kasongo.

Le dispositif vise notamment à disposer d’une meilleure connaissance de la diaspora congolaise, à identifier ses compétences et à établir un lien plus structuré avec ses membres ainsi qu’avec leurs projets.

L’expérimentation menée à Paris doit également contribuer à améliorer l’outil numérique avant la mise en place définitive de la Carte Okapi, appelée à accompagner le processus d’identification numérique des Congolais vivant hors du territoire national.

L’objectif affiché est de « recenser, connecter et mobiliser » les Congolais de l’étranger, en vue notamment de faciliter leur implication dans les initiatives en faveur du développement national.

En marge de cette cérémonie, Micheline Ombae Kalama s’est également exprimée devant la presse sur plusieurs questions liées à la promotion des droits des femmes et à leur participation à la vie politique.

La ministre a notamment mis en avant l’approche de « masculinité positive », présentée comme une stratégie visant à associer davantage les hommes aux efforts de promotion des droits des femmes et de lutte contre les violences basées sur le genre.

« Nous devons maintenant capitaliser l’espace qui nous est donné pour progresser et aller de l’avant », a-t-elle déclaré.

Selon la ministre, cette approche est appelée à être intégrée progressivement dans le système éducatif, avec des enseignements consacrés à la masculinité positive envisagés dans les programmes scolaires du primaire et du secondaire.

Interrogée également sur la prise en charge des survivantes des violences basées sur le genre, Micheline Ombae a rappelé l’importance des Centres intégrés de services multisectoriels (CISM).

Ces structures proposent une prise en charge couvrant plusieurs dimensions, notamment les soins médicaux, l’accompagnement psychologique, l’assistance juridique et judiciaire, ainsi que l’appui à la réinsertion scolaire et économique.

La ministre a également évoqué l’action de l’Agence de lutte contre les violences faites à la femme et à la jeune fille (AVIFEM). Dans les zones affectées par les conflits, elle a cité notamment le Fonarev, l’UNFPA et l’UNICEF parmi les acteurs intervenant dans l’accompagnement des survivantes.

La rencontre de Paris a enfin permis d’aborder les possibilités de collaboration entre la diaspora congolaise et le ministère du Genre, Famille et Enfant.

Répondant à la sollicitation d’un représentant de la diaspora, Micheline Ombae Kalama s’est déclarée favorable à l’établissement d’un partenariat.

« Tout ce que nous voulons, c’est ce partenariat-là », a-t-elle affirmé.

La ministre a ainsi proposé la tenue d’une séance de travail avec son cabinet afin d’examiner concrètement les pistes de collaboration et d’en définir les modalités.

À travers cette démarche, la rencontre de Paris aura donc permis d’aborder à la fois la question de l’identification numérique de la diaspora et celle de sa contribution aux politiques publiques, notamment dans le domaine de la promotion des droits des femmes et de la lutte contre les violences basées sur le genre.

Christiane Ekambo

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