Des représentants de l’Intercommunautaire du Nord-Kivu ont insisté sur la nécessité de la vérité, de la justice et de la réparation des préjudices subis par les victimes des violences qui affectent l’Est de la République démocratique du Congo depuis plusieurs décennies. Ils ont exprimé cette préoccupation dimanche 25 octobre 2026, lors d’une séance consultative avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, dans la salle polyvalente de la paroisse catholique Notre-Dame de Fatima, à Kinshasa.
Abordant la question de la justice transitionnelle, l’un des responsables de cette structure faîtière a souligné que la recherche d’une paix durable doit prendre en compte les conséquences des violences sur les populations et les communautés.
« Tous ces crimes graves doivent être réparés d’une manière ou d’une autre. Si on veut vraiment avoir une justice qui apaise les cœurs, les esprits et qui amène à ce que les communautés vivent ensemble et envisagent le développement commun ensemble, il faut réparer les dégâts », a-t-il soutenu.
Le représentant communautaire a également insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes concrets de suivi et d’évaluation des résolutions issues des différentes initiatives de paix.
« Nous avons l’impression qu’il y a, en réalité, des résolutions que nous obtenons, mais qui restent des lettres mortes », a-t-il regretté.
À travers cette consultation, l’Intercommunautaire du Nord-Kivu entend consolider une dynamique de concertation entre les différentes composantes socioculturelles de la province, afin de dégager des propositions communes susceptibles d’accompagner les initiatives gouvernementales.
Le plan d’actions et le cahier des charges en cours d’élaboration devraient ainsi servir d’instruments de plaidoyer et de mobilisation communautaire en faveur du rétablissement de la paix, de la réconciliation entre les communautés et de la restauration de l’autorité de l’État.
Djiress Baloki