Haut-Katanga : Eddy Kapend ordonne l’arrestation du commandant du Camp Vangu

Général Eddy Kapend

Le général Eddy Kapend a ordonné, le lundi 26 octobre 2026, l’arrestation du commandant du Camp Vangu, à Lubumbashi, à la suite du décès de la capitaine Katy Kat Tshikomb, survenu dans la nuit du 13 au 14 octobre dernier. Le commandant de la 22e région militaire lui reproche des manquements présumés dans la sécurisation du site militaire où résidait la victime.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’émotion suscitée par la mort de cette officier, membre de l’équipe de presse de la 22e région militaire. Selon les informations disponibles, la capitaine Katy Kat Tshikomb aurait été violée avant d’être tuée à coups de poignard à son domicile, situé au Camp Vangu, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.

L’arrestation est intervenue en pleine parade réunissant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC). À cette occasion, le général Eddy Kapend a dénoncé des défaillances présumées dans la protection de l’enceinte militaire, ainsi que la passivité reprochée à certains militaires face à ce drame.

Pour le commandant de la 22e région militaire, il est inacceptable qu’une militaire puisse être victime d’une telle agression au sein d’un camp censé garantir un niveau élevé de sécurité. Il a qualifié le meurtre de la capitaine Katy Kat Tshikomb de « honte » pour les militaires, soulevant ainsi la question des conditions de surveillance et de protection au sein de cette installation.

Le commandant du Camp Vangu a été interpellé par l’auditorat militaire de garnison pour des faits qualifiés de manquements à ses responsabilités. Cette mesure judiciaire intervient alors que les circonstances précises du meurtre et les responsabilités éventuelles restent à établir.

À ce stade, les auteurs présumés de l’agression n’ont pas été identifiés. L’enquête devra notamment déterminer les circonstances dans lesquelles les faits se sont déroulés et établir si des défaillances dans la sécurisation du camp ont contribué à ce drame.

La suite de la procédure judiciaire est attendue pour faire la lumière sur la mort de la capitaine Katy Kat Tshikomb et préciser les responsabilités dans cette affaire, qui soulève des interrogations sur la sécurité au sein des installations militaires.

Guillaume MABALA

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