Tanganyika : Micheline Ombae Kalama échange avec les chefs coutumiers de l’ANATC sur les enjeux sécuritaires

En marge de la 9ᵉ édition du Forum national des ministres et chefs de divisions provinciales en charge du Genre, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a reçu, ce mardi à Kalemie, une délégation de l’Alliance nationale des autorités traditionnelles du Congo (ANATC). Au centre de cette rencontre : les préoccupations sécuritaires dans la province du Tanganyika et la mobilisation des autorités coutumières en faveur de la paix.

Au cours de cette audience, les représentants de l’ANATC ont fait part de leurs inquiétudes face aux risques d’extension de la rébellion vers cette partie du territoire national. Ils ont également réaffirmé leur attachement à la stabilité de la province et leur volonté de contribuer à la préservation de la paix.

Prenant la parole à l’issue des échanges, le secrétaire exécutif provincial de l’ANATC au Tanganyika, le chef Kyenge Salumu, a réitéré le soutien de sa structure au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, tout en insistant sur le rejet de toute nouvelle escalade de violence.

« Nous avons assez vécu la guerre et nous n’en voulons plus. Nous sommes pour la paix et ne voulons que la paix », a-t-il déclaré, traduisant la volonté des autorités traditionnelles de voir le Tanganyika préservé des conflits armés.

À l’écoute de la délégation, Micheline Ombae Kalama a promis de transmettre les préoccupations soulevées aux autorités compétentes. Cette démarche vise à porter les inquiétudes des chefs coutumiers à l’attention des instances concernées, dans un contexte où la préservation de la sécurité demeure une préoccupation majeure pour les communautés locales.

Cette rencontre illustre également le rôle que peuvent jouer les autorités traditionnelles dans la sensibilisation des populations, la prévention des tensions et le renforcement de la cohésion sociale.

Organisée en marge du Forum national du Genre, cette audience met en lumière le lien entre la stabilité sécuritaire et la protection des populations vulnérables. Les femmes et les enfants figurent parmi les personnes les plus exposées aux conséquences des conflits armés, notamment les déplacements forcés, les violences et la rupture de l’accès aux services essentiels.

À travers ces échanges, la nécessité d’une mobilisation concertée des autorités politiques, administratives et coutumières apparaît comme un enjeu important pour préserver la paix au Tanganyika et renforcer la protection des communautés.

La 9ᵉ édition du Forum national du Genre, qui réunit à Kalemie les acteurs institutionnels concernés par les questions de genre, se poursuit ainsi dans un contexte où les enjeux de sécurité, de cohésion sociale et de protection des droits des femmes et des enfants restent étroitement liés.

Keren Tshilemba

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