Alors que le prix du cacao s’effondre sur les marchés de Beni, dans la province du Nord-Kivu, l’Office National des Produits Agricoles du Congo (ONAPAC) tire la sonnette d’alarme et annonce une série de contrôles pour faire respecter le tarif officiel fixé par l’État.
Un produit stratégique sous pression
Le cacao, culture de rente majeure dans la région, est actuellement vendu bien en dessous de sa valeur officielle. Le bureau relais de l’ONAPAC à Kasindi, par la voix de son chef, Justin Nziali Lumangabo, a mis en garde contre toute pratique de spéculation illégale. Il a annoncé un contrôle rigoureux dans les dépôts et points de vente.
« Le prix du cacao découle de la bourse internationale. En RDC, c’est le ministère du Commerce extérieur qui publie un mercurial chaque semaine. C’est ce tarif que tous les exportateurs doivent respecter. Tout achat en dehors de ce cadre est une fraude », a rappelé M. Nziali.
D’après le mercurial officiel en vigueur du 7 au 12 juillet 2025, le kilogramme de cacao devrait se vendre à 6,06 dollars US, soit environ 17 500 FC dans l’Est du pays. Pourtant, sur le terrain, ce même kilo est bradé entre 14 000 et 16 000 FC, ce qui représente une perte directe pour les producteurs.
Face à cette situation, les agriculteurs expriment leur mécontentement, dénonçant un manque à gagner et un risque de découragement à long terme.
Une séance de sensibilisation a été organisée le 14 juillet à Bulongo, à l’intention des négociants, pour leur rappeler l’importance du respect des prix officiels. L’ONAPAC promet de renforcer les contrôles et appelle les autorités compétentes à soutenir cette régulation, dans le but de garantir une juste rémunération des producteurs.
Gloire TSONGO/Beni