Beni : la société civile appelle à une forte mobilisation pour la Journée nationale du Génocost

À l’approche du 2 août, date de la commémoration de la Journée nationale du Génocost, la société civile de Beni lance un appel vibrant à la population pour honorer la mémoire des victimes des massacres et du pillage des ressources naturelles en République Démocratique du Congo.

À l’issue d’une audience tenue ce jeudi avec le maire de la ville, Maître Pépin Kavotha, président urbain de la société civile forces vives, a annoncé une série d’activités prévues dans le cadre de cette journée instituée par le chef de l’État.

« Un peuple qui n’a pas d’histoire est un peuple voué à la disparition », a-t-il déclaré, rappelant que cette journée vise à rendre hommage aux Congolais tués sur leur propre sol, tout en dénonçant le pillage systématique des ressources du pays.

À Beni, qui assure provisoirement le rôle de chef-lieu de la province du Nord-Kivu, la commémoration s’annonce dense. Le programme débute à 8h au cimetière de Masiani, par une opération symbolique de nettoyage des tombes des victimes des massacres attribués aux rebelles ADF.

Une conférence-débat est ensuite prévue à l’hôtel Vihum, suivie, en soirée, d’un moment de recueillement avec allumage de bougies en mémoire des morts à Beni, dans le Nord-Kivu et à travers le pays.

Maître Kavotha a lancé un appel à toutes les couches de la société : « Les hommes de Dieu, les prêtres, les pasteurs, les mouvements citoyens, les femmes, la jeunesse… tous doivent se joindre à cette cause. »

Interrogé sur l’état d’avancement du projet de mémorial dédié aux victimes, le président de la société civile a regretté que la délégation chargée de transmettre le rapport à Kinshasa n’ait pu se déplacer, en raison de l’insécurité persistante. Néanmoins, il affirme que les efforts se poursuivent pour ériger ce lieu de mémoire à Ngadi, avec l’appui de plusieurs structures locales.

Justice et devoir de mémoire

Pour Maître Pépin Kavotha, la Journée du Génocost doit également être l’occasion de réclamer justice, tant au niveau national qu’international.

« Ces victimes ne doivent pas rester silencieuses dans leurs tombes. La justice doit être rendue, et une réparation digne doit leur être accordée », a-t-il insisté.

Alors que la RDC s’apprête à marquer cette journée de mémoire, la société civile de Beni appelle l’ensemble de la population à ne pas oublier les souffrances du passé et à se mobiliser pour une paix durable, fondée sur la vérité et la justice.

Gloire TSONGO/ Beni

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