Beni : une mission du ministère des Affaires étrangères enquête sur la présumée hausse du prix du passeport biométrique

Une délégation du ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo a été reçue ce lundi 9 février 2026 par le vice-gouverneur policier du Nord-Kivu, le commissaire divisionnaire Louis Segond Karawa, au siège du gouvernement provincial provisoire basé à Beni-ville.

Cette mission officielle s’inscrit dans le cadre des plaintes faisant état d’une présumée hausse du coût du passeport biométrique au centre de capture temporaire de Beni, une situation dénoncée par une partie de la population ainsi que par certains députés.

À l’issue des échanges avec les autorités provinciales, le chef de la délégation, Teddy Milambo, directeur juridique et contentieux au ministère des Affaires étrangères, a précisé les motivations de cette descente sur le terrain.

« La visite d’aujourd’hui s’inscrit dans le cadre des réclamations d’une partie de la population et de certains députés concernant une hausse du prix du passeport. C’est ainsi qu’il a plu au ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Mme Thérèse Kaikwamba-Wagner, de dépêcher une délégation afin de rencontrer les autorités et la société civile pour examiner les contours de cette question, notamment les raisons pour lesquelles le prix ne serait pas resté inchangé », a-t-il expliqué.

Selon lui, si les faits rapportés venaient à être confirmés, des mesures pourraient être prises au niveau de la hiérarchie.

« Si les faits sont avérés, il appartiendra à la hiérarchie de prendre les décisions qui s’imposent », a-t-il ajouté.

Le chef de la délégation a toutefois attiré l’attention sur le rôle des intermédiaires, estimant que certaines pratiques contribuent à une augmentation non officielle du coût du document de voyage.

« L’objectif des autorités, lorsqu’elles ont décidé de baisser le prix du passeport, était de répondre, tant soit peu, aux difficultés de la population. Malheureusement, nous pensons que la population elle-même se fait parfois arnaquer. La demande de passeport devrait être introduite directement par le requérant, mais beaucoup passent par des intermédiaires », a-t-il souligné.

Il convient de rappeler que, ces derniers jours, des préoccupations similaires ont été exprimées à Beni et à Butembo au sujet d’une éventuelle hausse du prix du passeport biométrique, sur la base de témoignages de certains requérants. La mission du ministère des Affaires étrangères devrait permettre de faire la lumière sur ces allégations et, le cas échéant, d’établir les responsabilités.

Gloire TSONGO/Beni

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