Belém (Brésil), 10 novembre 2025 – La République Démocratique du Congo fait entendre sa voix à la 30e Conférence des Nations Unies sur le Climat (COP30), qui se tient à Belém. Dès l’ouverture des travaux, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du Climat, Professeure Marie Nyange Ndambo, a mis en avant une diplomatie scientifique ambitieuse visant à mieux connaître et valoriser les forêts congolaises grâce à la recherche.

Dès son arrivée à Belém, la ministre a multiplié les rencontres stratégiques, notamment avec l’équipe de l’initiative One Forest Vision, conduite par Laurent Durieux. Ce dernier a salué l’ouverture de la RDC à la coopération scientifique internationale : » L’initiative One Forest Vision représente la mobilisation de la recherche française aux côtés de la science congolaise. C’est une collaboration essentielle pour relever les défis complexes liés aux forêts et aux tourbières du pays ».
Scientifique reconnue, la Professeure Nyange Ndambo a exprimé sa pleine disponibilité pour le lancement prochain à Kinshasa du projet One Forest Initiative, déjà en cours au Cameroun, au Congo et au Gabon. Elle a également présenté plusieurs programmes phares de la RDC à la COP30, notamment le Couloir Vert Kivu-Kinshasa, le programme « La Forêt c’est nous », et l’Autorité de régulation du marché carbone.
La ministre a profité de l’occasion pour présenter les initiatives phares de la délégation congolaise à la COP30 : le Couloir Vert Kivu-Kinshasa, le programme « La Forêt c’est nous », et l’Autorité de régulation du marché carbone, symboles de la volonté du pays d’allier développement et durabilité.
« Sans données fiables, il n’est pas possible de convaincre ni d’attirer les financements climatiques. Mon ministère est prêt à accompagner pleinement ce projet pour renforcer notre capacité scientifique », a souligné la ministre.
Au-delà de la coopération institutionnelle, One Forest Vision prévoit un important volet de formation : des bourses de master et de doctorat seront octroyées à de jeunes chercheurs congolais en sciences forestières. Un atelier de co-construction se tiendra prochainement à Kinshasa afin d’identifier, avec les chercheurs locaux, les besoins prioritaires du pays.
Laurent Durieux a salué cette ouverture : » La France ne pouvait pas venir faire de la recherche en RDC sans y être invitée. Aujourd’hui, nous avons cette invitation officielle pour bâtir un partenariat durable ».
Lancée par six grands organismes de recherche français, CEA, CIRAD, CNRS, INRAE, IRD et MNHN, l’initiative One Forest Vision vise à accompagner scientifiquement les pays du Bassin du Congo dans la préservation de la biodiversité et des réservoirs de carbone. Ce projet bénéficie déjà d’un appui financier français et s’inscrit dans une démarche de co-construction avec les institutions africaines.
Christiane EKAMBO