Diplomatie environnementale: le Costa Rica en quête du soutien de la RDC pour son entrée à l’UA et sa candidature à la tête de l’ONU

 Le Costa Rica a sollicité l’appui de la République démocratique du Congo (RDC) pour deux démarches diplomatiques majeures : son admission en tant que membre observateur au sein de l’Union africaine (UA) et le soutien à la candidature de Rebeca Grynspan au poste de Secrétaire général des Nations unies.

Ces requêtes ont été formulées par le ministre costaricain de l’Environnement, Franz Tattenbach, lors d’une réunion bilatérale le 8 décembre, en marge de l’Assemblée des Nations unies pour l’Environnement, qui se tient à Nairobi, au Kenya. Il s’est entretenu avec la ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo.

Souhaitant renforcer ses relations avec le continent africain, le Costa Rica prévoit de déposer en 2026 une demande officielle d’adhésion comme État observateur auprès de l’Union africaine. Selon Franz Tattenbach, cette volonté repose notamment sur les liens historiques entre son pays et le continent, une part importante de la population costaricaine étant d’ascendance africaine.

Le ministre costaricain a également sollicité le soutien de la RDC pour la candidature de Rebeca Grynspan, actuelle Secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), au poste de Secrétaire général de l’ONU. Il a précisé que Mme Grynspan prévoit de visiter plusieurs pays africains si elle accède à ces hautes fonctions.

Au-delà des questions diplomatiques, Franz Tattenbach a présenté un catalogue d’opportunités de coopération dans le domaine environnemental, soulignant l’intérêt de son pays à renforcer ses liens avec la RDC. Il a également évoqué la vitalité du partenariat éducatif entre les deux pays, rappelant que 106 étudiants congolais poursuivent actuellement leurs études dans des universités costaricaines.

Le Costa Rica, pays résolument tourné vers le multiculturalisme, promeut par ailleurs le bilinguisme, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles pistes de collaboration éducative.

En réponse, la ministre Marie Nyange Ndambo a salué l’initiative costaricaine et assuré qu’elle transmettrait ces requêtes à la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, dès son retour à Kinshasa. Elle a également invité le Costa Rica à poursuivre ses démarches de sensibilisation auprès des missions diplomatiques à New York.

Concernant la coopération dans le domaine linguistique et éducatif, la ministre a indiqué qu’elle relayerait ces propositions à son collègue en charge de l’Éducation.

La ministre congolaise séjourne actuellement à Nairobi, où elle prend part à l’Assemblée des Nations unies pour l’Environnement, l’organe mondial le plus élevé en matière de gouvernance environnementale. Réunissant 193 États membres tous les deux ans, cette plateforme définit les orientations internationales en matière de protection de l’environnement.

Christiane EKAMBO

Laisser un commentaire