FIBA 2027 : la RDC à la croisée des chemins après une première fenêtre contrastée

Les Léopards de la République démocratique du Congo ont bouclé la première fenêtre des éliminatoires africains de la Coupe du monde FIBA 2027 à Dakar, du 26 février au 1er mars 2026, avec un bilan mitigé : une victoire pour deux défaites en trois rencontres. Une entame encourageante, certes, mais qui laisse apparaître des fragilités à corriger pour la suite de la compétition.

Le parcours congolais avait pourtant débuté sur une note positive face à Madagascar. Les hommes du staff technique ont imposé leur rythme dès le premier quart-temps, remporté largement (29-11), avant de s’imposer 87-79 au terme d’un match maîtrisé dans l’ensemble. Jordan Sakho, dominateur dans la raquette, a livré une prestation complète (12 points, 19 rebonds et 6 passes décisives), tandis que John Jordan, pour sa deuxième sélection, s’est illustré en leader offensif avec 19 points.

La dynamique s’est toutefois essoufflée lors des deux rencontres suivantes. Face à la Côte d’Ivoire, malgré un premier quart-temps remporté (29-23), les Léopards ont perdu leur cohésion défensive et leur efficacité offensive, encaissant 73 points lors des trois quarts-temps suivants pour finalement s’incliner lourdement (59-96).

La défaite contre le Sénégal (56-75) a confirmé les difficultés à maintenir l’intensité sur la durée. Menés à la pause avec un écart conséquent, les Congolais ont tenté une réaction en seconde période, insuffisante pour inverser la tendance.

À l’issue de cette première fenêtre, la RDC affiche un goal-average négatif. Pour espérer figurer parmi les cinq nations africaines appelées à décrocher leur billet pour le Mondial 2027, les Léopards devront réaliser un parcours presque sans faute lors des prochaines échéances.

Sur le plan individuel, John Jordan apparaît comme la principale satisfaction de cette campagne initiale, avec un total de 42 points inscrits en trois matchs. En revanche, certains cadres attendus n’ont pas pleinement répondu aux attentes, relançant le débat sur la gestion de l’effectif et l’intégration progressive de jeunes talents.

Au-delà des résultats sportifs, des interrogations émergent quant à l’organisation globale du projet. Des observateurs évoquent un manque de vision structurée, un suivi insuffisant des joueurs évoluant à l’étranger ainsi que des soupçons de favoritisme dans les convocations.

La RDC se retrouve ainsi à un tournant décisif : transformer les promesses entrevues en performances solides et constantes, sous peine de voir s’éloigner le rêve mondial.

Guillaume MABALA

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